© Nine News Australia Pauline Hanson est arrivée au Parlement vêtue d'une burqa (capture d'écran).
Peu importe la couleur politique de la sénatrice australienne qui est venue siéger pendant plusieurs minutes en burqa au Parlement dans le cadre d’une campagne visant à interdire le port de ce vêtement intégral dans son pays, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.
Ce qui est plus intéressant est la colère et la réaction indignée du ministre australien de la Justice affirmant : "Ridiculiser cette communauté, la mettre au ban de la société, se moquer de ses vêtements religieux est épouvantable, et je vous demande de réfléchir à ce que vous avait fait".
Ce qui veut dire que ce vêtement est ridicule en soi puisque l’on n’est pas censé voir la personne qui le porte et encore moins connaître sa religion, ce qui veut dire également qu’aux yeux du ministre ce vêtement cesse par miracle d’être ridicule si la personne masquée se déclare musulmane. Mais en portant la burqa, c’est elle-même qui se met au ban de la société en se stigmatisant (volontairement ou non) par cet accoutrement dans un univers de femmes libres.
Peut-on faire remarquer à ce ministre australien de la Justice que la burqa n’a rien de religieux (le Coran ne préconisant que des vêtements préservant la pudeur et non cet emballage macabre), mais vise à masquer totalement le corps de la femme dont la vision ne doit être réservée qu’à l’éventuel époux et resté toujours invisible aux hommes étrangers.
C’est une marque de l’asservissement total de la femme par l’homme et donc la marque, Mr le ministre australien de la Justice, d’une injustice flagrante et d’une forme de sévices à l’encontre de la femme qu’aucune religion ne suffit à justifier. A moins que le souci de la liberté pour tous permette l’enfermement de quelques-unes.