Bien qu’étant largement sorti, je me préoccupe comme les plus jeunes que moi qui sont largement dedans ou comme ceux, encore plus jeunes, qui ne sont encore jamais entrés ou comme ceux plus vieux qui, après être entrés, en sont sortis, et tentent à nouveau d’y entrer, je me préoccupe, dis-je, de la rentrée qui se profile à la sortie de ce mois d’août en entrant en septembre.
Pour l’instant le calme règne dans les tranchées. Ce silence est inquiétant et on aimerait éclairer l’avenir et prendre ses dispositions avant le fracas des armes.
Quoi de plus naturel que de se tourner vers son horoscope. J’ai consulté le mien. Certes, on ne peut pas extrapoler de ma petite destinée à celle de l’univers, mais mon destin dépend de lui.
Certes, il s’agit d’un horoscope destiné à une femme puisqu’il a été tiré d’un journal féminin (Elle 11/08/17), mais on peut légitimement se poser la question : les planètes sont-elles capables, malgré la distance, de distinguer mon sexe ?[1] Et sont-elles aussi politiquement incorrectes au point d’avoir une influence « genrée » ? Ce qui suggérerait qu’elles sont elles-mêmes influencées par des stéréotypes socio-imposés par le système aussi solaire soit-il.
Malgré une rentrée annoncée « sous haute tension », pour ce qui me concerne les prévisions sont plutôt favorables : je vais construire avec Saturne, il faut dire qu’avec ses anneaux, ça turne bien. Et Jupiter me permettra de réussir ! On pourrait donc faire confiance à Macron ? Et Uranus qui va faire des pieds et des mains pour me donner un coup de pouce (doigt ou orteil, au choix), je savais que l’on pouvait compter sur lui, à condition, bien sûr, que j’adoucisse mon côté rebelle bien connu (brut de décoffrage) et que comme premier de cordée, je puisse vaincre le handicap de mon vertige afin de ne pas me planter (mis à part avec le piolet), ce qui, en alpinisme, ne pardonne pas.
Espérons que malgré cet horoscope, je ne tomberai pas de haut.
[1] Pour cet objet, je suis insensible à la flatterie.