Publié le 30 Octobre 2021

 

La Lune livide est une enfant sage

Elle a beau se cacher la face

Derrière un voile gris de nuages

Elle est obligée de regarder en face

La grosse Terre bleutée

Sans pouvoir se retourner

Ce n’est pas un spectacle pour les enfants

Mais que voulez-vous, la Terre

C’est sa mère

Et on ne choisit pas ses parents

 

Un bout de Lune égaré est tombé

Dans une flaque ronde de lumière

Où un homme saoul s’est oublié

Les mains au cou du réverbère

 

A la pleine Lune ou un autre quartier

Dans un immense coffre-fort de béton

Où les gens avant de se coucher

Entreposent leur avoir à explosions

Un spécimen mâle de l’Humanité

Ouvre avec une lame la combinaison

D’une femme inerte avant de la violer

 

Un père à petits pas prudents

Sans faire craquer les lames du plancher

Se glisse dans le silence de l’appartement

Regarde avec amour sa fille endormie

Qu’un rayon de Lune caresse en passant

Dans la petite chambre aux murs fleuris

Et se penche sur la belle enfant offerte

La braguette ouverte

 

Dans un bois bétonné ou une rue déserte

Des files de filles aux fesses découvertes

Se penchent sur les vitres entr’ouvertes

Au clair de Lune les couples se concertent

Pour choisir entre sexe et bouche experte

 

Avant de se fermer une bouche de métro

A vomi sur le sol un paquet-cadeau

Une grande boîte entourée de papier

Avec dedans un homme marron glacé

 

Une femme crie au secours dans la nuit

La Lune écoute monter les cris de terreur

Les gens agacés tournent dans leur lit

Tout de même, il est plus de 22 heures !

 

Une femme dans une chambre à coucher

Regarde le point rouge fixe de la télé

Et les chiffres bleus des heures défiler

L’époux couché bouge à ses côtés

Son gros ventre monte et descend

Il s’étouffe parfois dans ses ronflements

Et la femme pense dans son insomnie

Qu’il est bon d’avoir de la compagnie

 

La bouffe roule vers les garde-manger

Le malade garde l’espoir d’être guéri

Le médecin de garde ne peut rien pour lui

Le gardien de la paix n’est pas apaisé

Le voleur se garde de la Lune et s’enfuit

Le gardien de nuit n’a plus rien à garder

 

Un balayeur noir a envie de pisser

Combien de corps encore à enjamber ?

Il voit en passant les lunes dénudées

Le responsable municipal de la propreté

Arrivera-t-il à temps pour se soulager ?

 

Dans les beaux quartiers de Paris

Dans un petit local noir surpeuplé

Les gens ne dorment pas, ils crient

Plus fort que le tintamarre syncopé

Ils s’agitent, ils boivent, ils suent

Mains frôleuses et sexe à l’affût

Ils fument et se croisent aux vécés

Après avoir été longtemps enfermés

Ils s’expulsent au petit matin

Nauséeux, fripés, fatigués, drogués

Ils s’embrassent et se serrent la main

Encore une fois

Comme la Lune ils vont se coucher

La belle vie, quoi

 

C’est un bel arbre comme un monument

On s’y abrite de la pluie et du vent

Au clair de la Lune effarée

Une automobile en pièces détachées

Expire son huile et fume à ses pieds

De beaux jeunes gens se sont éclatés

 

Paul Obraska

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 27 Octobre 2021

 Et vous imaginez aisément de quelle prothèse il pouvait s’agir. Car la plupart des fresques que j’ai vues avaient la sexualité comme sujet principal à l’égal des chansons dites de salle de garde. Une sexualité qui tenait plus du folklore que de la pratique contrairement à ce que pensaient plus ou moins les gens de l’extérieur.

Otons l’osé

Ci-dessus figure un exemple de ces fresques gaillardes. Il s’agit de celle de la salle de garde de l’internat de l’hôpital Purpan, à Toulouse. Une fresque géante qui orne les murs du réfectoire et qui détourne dans une version très libre “La liberté guidant le peuple” d’Eugène Delacroix. Elle ne semble aucunement déranger les internes qu’il s’agisse des femmes ou des hommes. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde et notamment de l’association “Osez le féminisme”, qui dénonce une fresque sexiste, humiliante, pornographique. Ni du syndicat Sud du CHU de Toulouse, pour qui “la culture carabine n’existe pas, ça s’appelle du harcèlement sexuel”. BFM TV participe à ce concert de puritains en parlant « d’indignation" et de « nausées ». L’association et le syndicat ont donc demandé le retrait de la fresque à la direction du CHU, requête qui a été entendue le lundi 25 octobre. Le décrochage du tableau a été ordonné au président de l’association de l’internat.

On va dons enlever cette fresque qui ne gênait aucun des convives de la salle de garde mais qui gênait des gens qui ne la voyaient jamais, une feuille de vigne garnissant leur cerveau puritain et hypersensible, même à distance. Ces puritains finiront par exiger le retrait des merveilles picturales où figurent des femmes nues surtout si elles sont apparemment dominées.

Je ne sais pas très bien ce que ce féminisme ose – peut-être la bêtise – car si l’on regarde cette fresque, dont la qualité artistique laisse cependant à désirer, le sexisme et l’humiliation devraient concerner les hommes plus que les femmes puisqu’elle montre un homme léchant le derrière d’une femme et un autre homme esclave de sa maîtresse. En fait, cette fresque montre explicitement la domination de l’homme par la femme. Quant au syndicat SUD du CHU de Toulouse qui trouve dans ces figures un harcèlement sexuel, il semble avoir perdu le nord, à moins de considérer qu'il s'agit d'un harcèlement mutuel et consenti. Pour BFM TV, je ressens également des nausées mais ce sont parfois ses émissions qui me les donnent. Osons la masculinité plutôt que « masculinisme », ce dernier terme sentant fort l’idéologie comme « Osez le féminisme » en a le parfum.

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Publié le 24 Octobre 2021

« Woke » malgré les psychotropes.Cet entrefilet a été tiré du magazine Marianne du 22 octobre dernier. Je suppose que l’information est exacte car, contrairement à ce qui est dit, Demi Lovato n’est pas un homme, mais bien que « pansexuel » et sa volonté de ne pas être genré(e), en demandant que lui soit appliqué le pronom personnel neutre « they », il s’agit, si l’on se réfère à son présupposé biologique de naissance et ses organes (supposés, car je n’ai pas eu l’opportunité de vérifier), selon toutes probabilités, d’une femme dont elle a incontestablement l’apparence. J’avoue à ma grande honte qu’avant d’avoir pris connaissance de cet entrefilet où elle prend fait et cause pour les extra-terrestres que l’on tente d’abaisser par cette dénomination discriminatoire, je ne connaissais pas cette dame-homme (ma courtoisie naturelle m’a fait passer la dame d’abord). Sa prise de position révolutionnaire pour « les petits hommes/femmes vert.e.s » m’a conduit à me renseigner sur son compte. J’ai donc appris que, bien que non binaire, elle-il a largement collectionné ses relations avec les hommes (ou supposés tels), et qu’elle-il est sur tous les fronts : dans la lutte pour les droits des LGBT, contre le harcèlement scolaire, contre l’intimidation (?) et pour les personnes atteintes de troubles psychiques, ce que l’on peut comprendre puisqu’elle-il serait elle-il-même bipolaire, drogué.e, et alcoolique. Elle-il ne lui restait plus à défendre que les extra-terrestres (je ne connais pas la dénomination substitutive qu’elle-il propose). Je ne sais pas si cette prise de position généreuse fut faite sous l’emprise de l’alcool ou de la cocaïne ou des deux pour ne pas faire de discrimination.

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Publié le 21 Octobre 2021

390. Je polémique, donc je suis« Le vote d’un amendement de la loi sur la vigilance sanitaire qui permet aux chefs d’établissement du second degré de connaître le statut vaccinal des élèves a eu lieu à l’issue de débats souvent électriques dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21octobre à l’Assemblée nationale. ». Cet amendement montre que les autorités n’ont aucune confiance dans « l’attestation sur l’honneur » des parents assurant que l’enfant est vacciné. Autrement dit, les parents peuvent rompre le secret médical et révéler que leur enfant est vacciné mais en vérifiant qu’il l’est, le chef d’établissement se livrerait à une seconde rupture de ce secret médical. Il serait plus exact de dire que le contrôle révèlerait peut-être un mensonge familial et un risque pour la collectivité scolaire qui pourrait conduire à la fermeture de classes. Cet amendement a néanmoins provoqué de vives protestations sur les bancs de l’Assemblée, du type : “Une brèche impensable” dans le secret médical, une “violation du secret médical extrêmement grave”, ″Ça ne me paraît pas être le rôle d’un enseignant que de contrôler la situation sanitaire des enfants”. On voit que pour les opposants à l’amendement, la vaccination est une maladie dont la révélation serait scandaleuse, on pourrait croire à les entendre qu’il s’agirait d’une maladie « honteuse ». Mais enfin, la vaccination n’a pas lieu de relever du secret médical. Les gens se font vacciner contre la COVID-19 en public, et quant à dire qu’un chef d’établissement n’a pas à contrôler la situation vaccinale (et non sanitaire comme l’avance le député par un joli amalgame), allez donc mettre un enfant à la crèche ou en primaire sans un carnet vaccinal à jour ! Cependant on pourrait me rétorquer : mais le vaccin anti COVID-19 n’est pas obligatoire. Donc un vaccin fait partie du secret médical dès qu’il est facultatif ? Ce qui veut dire que le secret réside non pas dans le vaccin mais dans son acceptation. Autrement dit, il faut cacher le fait que l’on n’est pas « antivax » ou le fait qu’on l’est en ayant délivré une fausse « attestation sur l’honneur ». Quel enculage de mouche ! Polémique inutile, sans intérêt, le Parlement devrait peut-être se pencher sur des problèmes plus sérieux que celui du secret médical dont il ne reste en réalité qu’un vague souvenir. Il faut tout de même se rendre compte qu’un secret médical pouvait être respecté dans le cadre d’un cabinet médical où les seuls acteurs étaient le malade et le médecin, mais aujourd’hui les intervenants auprès d’un malade lorsque son cas exige des investigations sont multiples, et le « secret médical » partagé par au moins une dizaine de personnes : les autres soignants, les secrétaires, les manipulateurs et même des administratifs qui, certes, restent habituellement discrets, mais faire tout ce bruit autour du secret médical s'agissant de la vaccination frise le ridicule.

AJOUT : Je dois avoir tort. Alors que le gouvernement souhaitait donner aux principaux et proviseurs la possibilité de connaître le statut vaccinal contre la covid-19 des élèves, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition dans un avis rendu le 9 novembre en considérant qu’elle portait « une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée ». La vaccination fait donc partie de la vie privée, il semble que son intérêt pour la collectivité n'ait pas été pris en considération par les "sages". Et présenter à la douane une attestation de vaccination contre certaines maladies pour se rendre dans certains pays est-elle une atteinte à la vie privée ?

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Publié le 20 Octobre 2021

Le paradoxe du Juif antisémiteLa figure du Juif qui se range dans le camp des antisémites par intérêt ou masochisme est connue. Le cas d’Eric Zemmour est particulier. Ses convictions reposent, me semble-t-il (car je ne le connais pas personnellement), sur deux fondamentaux : d’abord, il ne se considère pas comme un Juif de souche, en quelque sorte, c’est à dire comme un descendant des Juifs de Judée ayant émigré au Maghreb il y a environ 2000 ans après la destruction par les Romains du Temple de Jérusalem, mais comme un descendant des Berbères qui se sont convertis au judaïsme pour résister à l’invasion arabe. Ensuite, il a un amour incontestable pour la France, tout en la dépréciant dans un magma amour/haine, touché par un nationalisme exacerbé qui attire à lui nombre de partisans dont certains souffrent d’un antisémitisme génétique, mais beaucoup ne voient en lui que le patriote en scotomisant sa judéité et ses déclarations discutables notamment sur les femmes. C’est cet amour toxique de la France qui le conduit à défendre l’indéfendable de son histoire. Se permettant de douter de l’innocence de Dreyfus pourtant largement démontrée. Osant défendre le régime de Vichy dont la police et la milice avaient pourtant arrêté aussi bien les Juifs français qu’étrangers. avec un zèle apprécié par l'occupant (et qui avait sans doute fait perdre leur nationalité française aux ascendants de Zemmour par l'abrogation du décret Crémieux). En attribuant à Pétain un nombre moins important de Juifs déportés de France alors que c’est à la conduite remarquable de nombre de Français, en particulier de prêtres et de religieuses, qu’il faut attribuer le sauvetage de Juifs qui ont ainsi pu échapper grâce à leur action courageuse à la déportation et à leur massacre dont se réjouissaient des antisémites comme Céline. Zemmour ne peut pas supporter ce qui pourrait entacher la grandeur de la France, qui s'arrête pour lui à la révolution de 1789, au besoin en interprétant l’histoire à sa façon, et en restant sourd aux arguments contraires, considérant Bernard-Henri Lévy comme un traître pour avoir jadis écrit L’idéologie française, où il montrait sur des faits historiques, que l’antisémitisme en France touchait aussi bien la gauche que l’extrême droite. On peut constater aujourd’hui que l’antisémitisme de gauche reste vivace, sous le couvert de l’antisionisme. Le Juif antisémite Zemmour – puisqu’il défend les antisémites -  ne supporte pas que l’on puisse traiter une partie des Français d’antisémites. Paradoxal, non ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 19 Octobre 2021

 "Comme tous les ans, la CPAM en qualité d'employeur, propose aux salariés de la caisse de se faire vacciner. Cette année, au vu du contexte sanitaire lié à la Covid-19, seul le traitement homéopathique contre la grippe sera proposé" invitant les personnes intéressées à s'inscrire avant le 20 octobre au moyen d'un lien. Le directeur de la caisse a considéré que cette action, pour laquelle il n’avait pas donné son accord, était « inadapté ». C’est le moins que l’on puisse dire. L’homéopathie n’est plus remboursée par l’Assurance maladie en raison d’une efficacité qui ne dépasse pas celle d’un placebo, ce que ce responsable ne pouvait ignorer, et pour protéger le personnel de la caisse contre la grippe il lui propose un traitement préventif totalement inefficace sur une infection virale. Une attitude irresponsable qui frise la criminalité dans la mesure où un salarié pourrait mourir d’une complication de la grippe en se croyant protégé alors qu’il aurait pu l’être.

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence que c’est dans le milieu des soignants, pourtant le plus apte à comprendre l’intérêt des traitements et notamment de la vaccination, que l’on a trouvé une proportion inattendue de réfractaires à leur application. Certes, cette résistance est inversement proportionnelle au degré de formation, mais c’est aussi dans le corps médical au plus haut niveau (jusqu’au prix Nobel) que l’on a constaté quelques fortes résistances, étayées par des théories plus ou moins farfelues.

D’une façon générale, il m’a semblé au cours de ma pratique que les soignants se soignaient plus mal qu’ils ne soignaient leurs patients. A commencer par mon cas personnel. J’ignore si des études ont été faites sur ce sujet. Cela tient-il à la crainte du diagnostic dont le soignant connait les implications pour ce qui concerne les investigations ? Et de la connaissance des effets secondaires s’agissant des traitements ? Il m’a semblé que le médecin se néglige plus qu’il ne néglige les autres.

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Publié le 18 Octobre 2021

Dommage, nous ne verrons plus cette sobriété virginale à la Mecque que montre cette photo (que l'on peut agrandir en cliquant dessus) : "les fidèles / mâles / vaccinés ont pu prier côte à côte dimanche dans la Grande mosquée de La Mecque pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, après la levée de la distanciation sociale par les autorités en Arabie saoudite". Nous verrons donc bientôt à nouveau les foules massives et tournoyantes laissant sur le carreau sacré quelques fidèles piétinés rejoindre de ce lieu de prière les vierges promises dont la virginité avait été ces derniers mois protégée par la barrière virale.

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Publié le 16 Octobre 2021

Les petits chevauxChaque matin, au petit déjeuner, on me donne la position des petits chevaux. Les dés des sondages sont lancés chaque jour, et sur le plateau du jeu on peut juger de l’état de chaque écurie : la rouge disloquée vire au vert, ses occupants déboussolés tournent en rond ou s'égarent, la bleue, où les bêtes se regardent en chiens de faïence, la brune où les coursiers se grimpent dessus, et celle de couleur indéfinissable dont le petit cheval se baguenaude sur toutes les cases, du terrain de football à hôpital, en attendant le petit cheval qui se détachera des autres petits chevaux qui le suivent. Chaque matin, on me livre le diagramme des avancées ou des reculs des petits chevaux. Chaque jour, et toute la journée, les commentateurs ne cessent de commenter de leurs commentaires définitifs la lutte des petits chevaux pour la seconde place. Plusieurs fois par jour, ils ergotent sans fin sur des non évènements. Car quelles conclusions sur la réalité peut-on tirer d’un lancement quotidien des dés ? Le hasard est commenté, mais pas la nécessité.

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Publié le 14 Octobre 2021

389. La parole est d’argentPar une fenêtre du métro j’ai aperçu hier, à une station, une énorme affiche publicitaire proposant aux voyageurs masqués, les yeux fixés sur leur smartphone ou les doigts virevoltant dessus, de commodes consultations de psychologie en téléchargeant une application leur permettant d’y accéder dans les 24 heures pour le modique somme de 34 euros, si je me souviens bien. Le soutien psychologique vendu comme des savonnettes, une extension du type « amazonique » dans le domaine de la pensée et des émotions. Une désacralisation du colloque singulier entre humains en y introduisant la technologie qui annule les distances où elle s’invite dans l’entretien secret pour l'inclure dans ce monde virtuel habité de milliards d’intervenants, et bruissant de milliards de discours, tous exposés à ceux qui veulent et qui savent les écouter. Pourtant, à la réflexion, si l’on passe sur le côté mercantile de l’offre et sur son côté tapageur, dans le domaine de la psychologie ou de la psychiatrie, diagnostic et traitement sont essentiellement liés à la parole échangée, à laquelle il faut ajouter l’expression du visage et des attitudes de son vis-à-vis que la consultation à distance permet aujourd’hui. Alors, soyons moderne et cette proposition mercantile, si elle manque de noblesse, peut s’avérer utile pour ceux qui ont besoin de ce soutien psychologique très accessible, en espérant qu’il s’agit bien de psychologues et que ce ne sont pas des branquignols. En fait, la télémédecine qui s’est amplifiée avec la pandémie a bien montré que l’examen clinique se rétracte de plus en plus sur la parole, et que du quintette des instruments traditionnels de l’examen clinique : interrogatoire, inspection, palpation, auscultation percussion, le premier reste toujours indispensable, la seconde évidente, et si les trois autres sont utiles pour éviter une débauche d’examens complémentaires, ils sont bien moins performants que l’imagerie qu’ils ne peuvent seulement qu’orienter.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 12 Octobre 2021

C'est beau la nature

C'est beau la verdure

Un peu ennuyeux peut-être

Que faire de ce calme champêtre ?

Que faire sinon se promener et penser

Penser fatigue bien davantage que marcher

Alors on regarde autour, mais il n'y a rien à voir :

Des champs verts à perte de vue ornés de corbeaux noirs

Et des bovins qui mâchent entre leurs pattes leur pâte à mâcher

On regarde les vaches qui daignent un regard mou en vous voyant passer

 

Les poumons étonnés aspirent à pleines narines le pollen emporté par le vent

On crotte ses souliers de ville dans la terre boueuse mâtinée d'excréments

Les fourmis en cavale vous courent dessus si l'on s'assoie sur une racine

On surveille d'un œil inquiet le vol hésitant des guêpes assassines

On chasse les mouches qui trempent leurs pattes n'importe où

Les molosses découvrent leurs crocs et tirent la laisse au cou

Vigiles attachés aux fermes que l'on observe sans entrer

Avec les poules caquetantes occupées à becqueter

Dans la boue aux rigoles serpentines de purin

Et sous les abois on passe son chemin

 

Et toi jeune paysanne de Pissarro

Qui porte si joliment ce chapeau

Tu as l'air aussi triste que rêveuse

Les mains déjà rougies et calleuses

Tu rêves peut-être de la ville où l'on ne voit plus la terre

Et où les fleurs sages sont en rang dans des parterres

Où l'herbe disciplinée est enfermée dans des grilles

Où tu n'auras plus l'ennui de souper en famille


Paul Obraska

 

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Publié le 11 Octobre 2021

Les mystères de la popularitéLe principal ressort de la popularité est de ne rien faire ou de cesser de faire quand on a plus ou moins bien fait. Quand on regarde le classement des personnalités, ce sont presque toujours celles qui ne font rien qui sont en tête. L’exemple type est Hulot. Certes il est dans le camp du Bien, même s’il a peu fait pour lui, mais s’il avait fait quelque chose peut-être serait-il moins populaire car il aurait forcément déçu une partie de la population. Il a donc préféré démissionner que de décevoir, ce qui a permis de maintenir sa popularité. Il y a des gens qui restent populaires après l’avoir été pendant leur activité, c’est le cas de Lang peu exposé dans ses activités actuelles et de Goldman, silencieux depuis vingt ans mais dont la voix continue à se faire entendre par ses œuvres. Le mystère de la popularité d’Edouard Philippe reste entier. Certes, il est plutôt sympathique avec sa barbe qui devient de plus en plus sel et de moins en moins poivre, mais il ne peut se prévaloir que d’échecs majeurs : deux décisions qui ont déclenché le mouvement des gilets jaunes qui a pourri le quinquennat de Macron, un entêtement sur la réforme des retraites qui a beaucoup contribué à son échec, et une gestion initiale de l’épidémie guère à son avantage. Ce qui n’empêche pas notre garnement de surfer sur une popularité qui le conduit à créer son propre parti. Si la popularité est parfois mystérieuse, l’impopularité l’est également. Macron a acquis une impopularité qui va jusqu’à la haine et l’agression physique. Il a certes renversé le jeu de quilles, mais ce sont surtout des petites phrases, des attitudes déplacées et des prises de position un peu trop fluctuantes qui, par leur légèreté, ont pesé lourd dans la balance au point d’effacer tout ce qui aurait pu le rendre populaire comme la baisse des impôts, la baisse du chômage et une gestion de l’épidémie qui s’est révélée jusqu’à présent plutôt satisfaisante après les cafouillages initiaux. Notons qu’il est habituel qu’une popularité ou une impopularité acquise dès le début se maintient assez longtemps. Macron a rapidement acquis son impopularité qui s’est maintenue comme pour la plupart des présidents de La Vème. Le peuple a de ce point de vue une certaine constance car il hésite à admettre qu’il s’est trompé mais quand il prend conscience d’avoir été floué, il n’hésite pas à brûler ce qu’il a adoré.

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Publié le 9 Octobre 2021

QuérulenceNous vivons dans un Etat de droit et c’est tant mieux. Mais le droit est dans tous ses états et finira un jour par écraser l’Etat sans pour autant libérer le citoyen. Le droit devient de plus en plus lourd. A la législation pléthorique et en expansion continue que connaît le pays s’ajoute le droit européen en principe dominant. Aussi, dire que nul n’est censé ignorer la loi n’a aucun sens. Des poissons du barreau semblent se complaire dans le marécage procédurier, attirant le client par des appâts qui tiennent le plus souvent du mirage, en entrainant les grincheux dans des plaintes sans fondement mais qui leur permettent de se faire un nom ou d’être rémunérés à défaut de sortir victorieux des procès. C’est ainsi que « depuis le début de la crise sanitaire, les juridictions administratives ont croulé sous une avalanche de recours. Pour la seule année 2020, le Conseil d’Etat a ainsi dû examiner plus de 1000 recours contre les décisions prises par le gouvernement, les autorités médicales, les régions, les départements ou les mairies pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. ». Il arrive même que des requérants font d’abord des recours pour exiger le renforcement des contraintes sanitaires pour ensuite se plaindre de leur existence. Cela tient plus du grenouillage pour exister ou de la volonté de nuire que celle de gagner. Un professionnel du droit qui voulait sans doute se faire un nom a été jusqu’à créer un site qui lui a permis de recueillir gratuitement plus de 18000 plaignants pour une requête contre le pass sanitaire déposée devant la Cour Européenne des droits de l’homme. Ce recours fut rejeté. Ces abus dans l’utilisation du droit risque fort d’encombrer les juridictions jusqu’à bloquer leur fonctionnement. Le paradoxe serait que dans un Etat de droit, le droit ne puisse plus s’exercer et que les assoiffés de liberté ne puissent plus avoir la garantie de sa défense aussi bien par la Justice que par l'Etat, l'une et l'autre ne pouvant plus fonctionner. Mais plus absurde encore : pendant que la pandémie née en Chine fauchait plusieurs millions d'humains dans le monde et des dizaines de milliers en France, il y a des gens qui se préoccupent de déposer des recours auprès des tribunaux pour protester contre la façon dont les autorités et les soignants se sont efforcés comme ils le pouvaient de leur porter secours, et s'efforcent toujours de le faire. illustration : Daumier : "Un motif parfait". Source : CH. Journal International de Médecine

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Publié le 7 Octobre 2021

Quand on parle de minorités « issues de la diversité », c’est une façon alambiquée de parler des gens de couleur, car il ne s’agit sûrement pas de minorités d’origine asiatique ou juive car c’est parmi elles que l’on trouve les plus grands interprètes de musique classique. Pourquoi les musiciens noirs sont-ils sous-représentés dans les orchestres ? C’est une autre question. Les plus grands musiciens de jazz – une musique qu’ils ont inventée - sont noirs. Sont-ils moins attirés ou moins doués pour la musique classique ? Ou les conditions sociales jouent-elles dans l’orientation musicale ? Quoi qu’il en soit on cherche à leur donner un « coup de pouce » en les recrutant par la petite porte aux dépens de musiciens blancs qui ont acquis leur place uniquement par leur talent. N’est-ce pas méprisant ?

On trouve pour cette discrimination positive la même justification que l’on apportait à la colonisation. En 1925, Léon Blum déclarait à la chambre des députés : « nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ». La colonisation était aisément présentée comme un « coup de pouce » donné aux peuples colonisés comme on donne aujourd’hui dans les pays anglo-saxons un « coup de pouce » aux gens de couleur pour favoriser leur ascension sociale. Mais comme le dit très bien Mme Zhang Zhang : Aucune discrimination n’est jamais “positive”.

Illustration : Braque : violon et cruche.

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Publié le 6 Octobre 2021

« Il y a 55 ans, la société chinoise était divisée en dix groupes, cinq bons, cinq mauvais, uniquement basés sur les origines familiales. Si vous étiez né dans une famille qui possédait des terres, si vous étiez de la noblesse, faisiez partie des lettrés, étiez propriétaire d’un commerce, alors vous étiez considéré comme dominant, parasite de la société, persécuteur des innocents et ennemi du peuple. Ceux qui, en revanche, pouvaient prouver qu’ils avaient vécu des générations de pauvreté ou, mieux encore, d’analphabétisme, se voyaient à l’inverse attribuer le statut de victimes innocentes et offrir automatiquement des postes de pouvoir et de décision. Ils étaient libres de punir ceux qui, en théorie, les avaient privés de leur place dans la société. Ceux qui appartenaient aux 5 “mauvais” groupes étaient donc persécutés, attaqués physiquement, privés d’éducation, de droits de citoyenneté, traités comme des ennemis ou des traîtres et responsables de tous les maux de la société, quelle que soit leur histoire individuelle. Il suffisait d’être né dans la mauvaise classe pour être condamné, et aucune punition n’était considérée comme trop cruelle ou violente. Au lieu d’apporter le progrès, cette idéologie a plongé la Chine dans une décennie de chaos, faisant des millions de morts et entraînant une perte irréparable de notre patrimoine culturel et historique.

Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, la montée de certaines idéologies au nom de la promotion des minorités et du progrès social me semble tristement faire écho, hélas, à l’épisode de la révolution culturelle chinoise. Au nom de la défense de la diversité, quatorze artistes de l’English Touring Orchestra ont été évincés de leur formation musicale parce qu’ils étaient blancs, une décision applaudie par nombre de journalistes et de figures du monde de la musique, sans aucune compassion ou solidarité vis-à-vis de ces musiciens mis à la porte alors qu’ils n’avaient pas démérité. Après une pandémie dévastatrice qui a vu les arts du spectacle s’effondrer, leurs moyens de subsistance ont brusquement été coupés. C’est une injustice.

Il existe des orchestres, des chœurs, des écoles dédiés à la musique classique, et accessibles à tous partout sur la planète. Ceux d’entre nous qui sont devenus musiciens professionnels ont choisi de consacrer leur enfance, leur jeunesse, leur vie entière à leur art, un choix exigeant, difficile : ils n’ont pris la place de personne. Et reprocher aux formations musicales de ne pas compter assez de membres de telle ou telle couleur de peau est absurde. Aucune discrimination n’est jamais “positive”. Différencier les artistes selon leurs origines, ou les comptes qu’ils auraient éternellement à rendre du passé, écarter des musiciens qualifiés parce qu’ils ne sont pas de la bonne “ethnie”, c’est exercer une justice punitive qui rappelle un passé sinistre. La musique classique est l’un des langages humains les plus universels, capable de traverser les frontières géographiques, les barrières linguistiques, de dépasser les différences religieuses et culturelles. À l’Opéra, une Russe peut incarner Carmen, une Japonaise peut être Manon, une Africaine peut jouer Tosca, une Française peut se transformer en Madame Butterfly. Il ne s’agit pas d’imposer une quelconque « appropriation culturelle », mais de parler un langage commun. Chacun d’entre nous a le choix d’être ou non une force fédératrice. Il est temps pour tous les artistes et musiciens de se réunir comme nous le faisons sur scène, et de dire d’une voix unie aux défenseurs de cette idéologie toxique : cessez de diviser, stigmatiser, déconstruire. Venez nous rejoindre, pour écouter ou apprendre, pour vous émerveiller et partager, chacun est le bienvenu. »

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Publié le 4 Octobre 2021

388. La chute des chromosomesIl en est de même de l’identité du genre en séparant gaillardement le sexe du genre pour suivre les constructions intellectuelles, qui tiennent plus de la fiction que de la réalité, nées dans les cerveaux fertiles made in USA, surtout féminins, si je peux me permettre cette horrible expression binaire, en partant du postulat que tout est construction sociale et en effaçant sans la moindre hésitation les chromosomes de l’équation. Et on nous sert à toutes les sauces le « on ne nait pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir qui, elle, a parfaitement réussi sa féminité du type binaire. Le transgenre (meilleur terme que transsexuel puisque que l’on ne peut pas changer le sexe qui s’obstine à rester dans les cellules et les organes) est ainsi sorti de la psychiatrie où il était jadis cantonné pour devenir un chaînon plus ou moins fabriqué entre l’homme et la femme.

Entendons-nous, la dysphorie de genre* est durement vécue par ceux et celles qui en sont atteints, le suicide est possible et la transition n’est pas une partie de plaisir : traitement hormonal et éventuellement chirurgie sont loin d’être anodins. Par contre ce que je trouve redoutable est que l’on puisse envisager une transition qui pourrait aller de soi dès le plus jeune âge, avant la puberté (alors que beaucoup d’enfants à ce moment se rétractent), une position favorisée par une véritable publicité qui sévit sur les réseaux sociaux dont s’abreuvent les jeunes générations. Une dérive soutenue par des associations féministes et trans et qui auront probablement gain de cause.**

Le changement de genre semble rentrer dans les mœurs comme quasiment une norme. Ce qui conduit à considérer qu'il existe des femmes avec ou sans utérus et des hommes avec ou sans prostate, et le risque théorique pour un homme de mourir d'un cancer de l'utérus et pour une femme de mourir d'un cancer de la prostate. Ce n'est pas "trouble sur le genre", mais confusion sur le genre. L’Education nationale a sorti des instructions destinées aux établissements scolaires pour l’accueil des enfants transgenres, même dans le primaire ! Je ne connais pas le détail de ces instructions, notamment pour le sport, les toilettes etc… je sais simplement qu’il est recommandé d’utiliser le prénom usuel (donc modifié) mais pour les examens il est demandé de conserver le prénom inscrit à l’état civil, mais je suppose, comme ailleurs, que l’état civil fera tôt ou tard sa transition.

Pour en revenir à Simone de Beauvoir après le « deuxième sexe », il serait souhaitable d’en décrire un troisième, ou plus si affinité, voire pas de sexe du tout.

* "En janvier 2022, la nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11) élaborée en 2019 entrera en vigueur. Les situations trans y sont dépathologisées, le terme de « dysphorie de genre » (transexualisme) n’y apparaît plus. En revanche, une rubrique « Troubles en lien avec la santé sexuelle » intègre plusieurs catégories : incongruence de genre, changement d’anatomie chez la femme, changement d’anatomie chez l’homme."

** C'est après avoir rédigé ce billet que j'ai pris connaissance de la parution dans l'express du 20 septembre d'une tribune intitulé : "Changement de sexe chez les enfants : nous ne pouvons plus nous taire face à une grande dérive" signée par une cinquantaine de psys, médecins, et intellectuels (dont Elisabeth Badinter, Réné Frydman et Xavier Emmanuelli) qui dénoncent une "emprise idéologique sur le corps des enfants" en soulignant "une inflation considérable des demandes de changement de sexe chez les enfants et notamment chez les adolescentes...au prix d'un traitement médical à vie, voire chirurgical sur des corps d'enfants ou d'adolescents"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Octobre 2021

Mini revue de presse

 

 

Déclaration condescendante d'une dame qui vit dans une bulle depuis sa naissance et dont le seul talent semble avoir été de séduire un chanteur. Un chanteur dont on se demande pourquoi il est prévu d'ériger une statue à sa gloire vers Bercy après avoir reçu un hommage national à sa mort. Un chanteur bien inférieur aux poètes qu'ont été Brassens, Brel, Barbara, Aznavour et bien d'autres et dont la vie fut loin d'être exemplaire. Mais un chanteur qui a dû subir pendant des années une femme un tantinet écervelée.

 

 

 

 

Mini revue de presseSur ces quatre témoignages de femmes, celui qui relate sa condition de femme de ménage a du poids. Les trois autres ne parlent que de leur intimité et de leur sexualité. L'un va jusqu'à déclarer qu'elle garde le silence sur les agressions qu'elle a subies tout en les étalant dans le journal.

Mini revue de presseIl est incontestable que les femmes sont devenues impudiques et si les hommes sont parfois grossiers, ils évitent en général d'étaler leur intimité dans les médias. C'est vrai que les femmes furent longtemps silencieuses en ce domaine et la pudeur leur était imposée. Elles se rattrapent sur un mode explosif lorsque l'on fait le tour de la presse. Et encouragent les hommes à faire de même. Non, merci.

Mini revue de presse

 

Le pauvre a peur des piqûres (est-ce bien viril ?) et il subit de ce fait un test tous les deux jours. Or un test naso-pharyngé est bien plus pénible qu'une aiguille fine dont on sent à peine l'impact. Ajoutons qu'il n'a pas peur du vaccin et il prend le risque d'attraper une maladie qui n'est pas anodine. La peur a des raisons que la raison ignore.

 

 

 

Mini revue de presseTaubira qui s'abstient d'encourager les Guyanais à se faire vacciner alors que le pays est fortement touché par la COVID-19, et que les Guyanais répugnent à se faire vacciner, trouve que les critiques qu'elle subit ressortent d'une "querelle obscène" (le 29 septembre sur "C ce soir"). Elle avance que cette abstention est tout à fait justifiée car n'étant pas en exercice, elle n'aurait pas les informations adéquates pour prendre position. Les informations étant largement diffusées et répétées jusqu'à plus soif, elle est idiote ou elle ment. Ce n'est pas la querelle qui est obscène, c'est elle qui met à nu sa démagogie pour complaire à la population guyanaise réticente à la vaccination jusqu'à en mourir.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Octobre 2021

Le braceletNos juges ne sont pas rancuniers : ils ont offert un bracelet à Sarkozy bien que pendant sa présidence il les ait mis en boîte en les qualifiant de petits pois. Les magouilles en politique finissent par se payer cher. Si cela continue nous n’aurons que des politiques honnêtes. Non pas que l’honnêteté soit incompatible avec l’exercice du pouvoir, mais c’est tout de même un handicap. La politique c’est un peu l’art de mentir en étant cru pour atteindre un objectif nécessaire et comme le disait Edouard Herriot : « La politique, c'est comme l'andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ». Le plus bel exemple est le « je vous ai compris » de De Gaulle face à une foule de Pieds Noirs qui l’acclamèrent à Alger avant d’être chassés du pays où ils étaient nés. Si cela continue nous n’aurons que des idéologues, honnêtes mais dangereux car persuadés d’avoir raison au besoin en tordant ou en détruisant la réalité pour satisfaire leurs lubies. Nous aurons une Rousseau qui, comme son grand homonyme, croit que la nature c’est bien et l’homme c’est mal, sauf le sien car il est « déconstruit », et qui se prend accessoirement pour le prototype féminin du Messie. Nous aurons des démodés à la mode Guevara ou Trotski. Nous aurons des zozos persuadés que la solution est de remonter le cours de l’histoire au besoin en y apportant quelques retouches. Ce qui laisse penser que finalement l’idéologie n’implique pas l’honnêteté et peut-être que les idéologues sont encore plus malhonnêtes que les autres car tout est permis lorsque l’on détient la vérité et que l’on veut l’imposer. Illustration : Grosz.

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Rédigé par Dr WO

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