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Les mystères de la popularité

Les mystères de la popularitéLe principal ressort de la popularité est de ne rien faire ou de cesser de faire quand on a plus ou moins bien fait. Quand on regarde le classement des personnalités, ce sont presque toujours celles qui ne font rien qui sont en tête. L’exemple type est Hulot. Certes il est dans le camp du Bien, même s’il a peu fait pour lui, mais s’il avait fait quelque chose peut-être serait-il moins populaire car il aurait forcément déçu une partie de la population. Il a donc préféré démissionner que de décevoir, ce qui a permis de maintenir sa popularité. Il y a des gens qui restent populaires après l’avoir été pendant leur activité, c’est le cas de Lang peu exposé dans ses activités actuelles et de Goldman, silencieux depuis vingt ans mais dont la voix continue à se faire entendre par ses œuvres. Le mystère de la popularité d’Edouard Philippe reste entier. Certes, il est plutôt sympathique avec sa barbe qui devient de plus en plus sel et de moins en moins poivre, mais il ne peut se prévaloir que d’échecs majeurs : deux décisions qui ont déclenché le mouvement des gilets jaunes qui a pourri le quinquennat de Macron, un entêtement sur la réforme des retraites qui a beaucoup contribué à son échec, et une gestion initiale de l’épidémie guère à son avantage. Ce qui n’empêche pas notre garnement de surfer sur une popularité qui le conduit à créer son propre parti. Si la popularité est parfois mystérieuse, l’impopularité l’est également. Macron a acquis une impopularité qui va jusqu’à la haine et l’agression physique. Il a certes renversé le jeu de quilles, mais ce sont surtout des petites phrases, des attitudes déplacées et des prises de position un peu trop fluctuantes qui, par leur légèreté, ont pesé lourd dans la balance au point d’effacer tout ce qui aurait pu le rendre populaire comme la baisse des impôts, la baisse du chômage et une gestion de l’épidémie qui s’est révélée jusqu’à présent plutôt satisfaisante après les cafouillages initiaux. Notons qu’il est habituel qu’une popularité ou une impopularité acquise dès le début se maintient assez longtemps. Macron a rapidement acquis son impopularité qui s’est maintenue comme pour la plupart des présidents de La Vème. Le peuple a de ce point de vue une certaine constance car il hésite à admettre qu’il s’est trompé mais quand il prend conscience d’avoir été floué, il n’hésite pas à brûler ce qu’il a adoré.

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L
Pur les deux dont vous parler je ne vois que des débits à mettre à leur actifs, la France est exsangue et on ne voit pas comment elle pourra se relever si jamais ces deux olibrius restait pour l'un et revenait pour l'autre au pouvoir !
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C
Le plus bel exemple d'impopularité-popularité que je connaisse est celui qu'a connu ce diable de Mitterrand qui perd sa majorité au parlement, se voit imposer une cohabitation humiliante pour lui, est au plus bas dans les sondages, se fait huer par le public d'une salle de spectacle quand le metteur en scène annonce " nous avons avec nous ce soir le président de la république" et ... deux ans plus tard, se fait réélire avec un score supérieur au précédent !<br />  <br /> PS : on soupçonnait le "florentin", par d'habiles propos sur le droit de vote des étrangers, par exemple,  de faire grimper le Front National juste avant les élections pour affaiblir la droite républicaine.<br /> Curieusement, personne ne soupçonne Macron d'avoir favorisé la montée en puissance de Zemmour pour affaiblir Marine Le Pen. Pourtant, le soutien appuyé de Macron à Zemmour après son agression, soutien révélé par Zemmour lui-même, a pu donner au polémiste la stature d'opposant plausible qui lui manquait pour se lancer en politique.  (Bon, j'y crois pas vraiment, mais qui sait?)<br />  
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B
...et tout sera encore plus bien au cours du second quinquennat !
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O
"La baisse des impôts, la baisse du chômage et une gestion de l’épidémie qui s’est révélée jusqu’à présent plutôt satisfaisante après les cafouillages initiaux."<br /> Vous plaisantez, j'espère, ou vous tenez à accréditer la parole gouvernementale.
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