Et vous imaginez aisément de quelle prothèse il pouvait s’agir. Car la plupart des fresques que j’ai vues avaient la sexualité comme sujet principal à l’égal des chansons dites de salle de garde. Une sexualité qui tenait plus du folklore que de la pratique contrairement à ce que pensaient plus ou moins les gens de l’extérieur.
Ci-dessus figure un exemple de ces fresques gaillardes. Il s’agit de celle de la salle de garde de l’internat de l’hôpital Purpan, à Toulouse. Une fresque géante qui orne les murs du réfectoire et qui détourne dans une version très libre “La liberté guidant le peuple” d’Eugène Delacroix. Elle ne semble aucunement déranger les internes qu’il s’agisse des femmes ou des hommes. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde et notamment de l’association “Osez le féminisme”, qui dénonce une fresque sexiste, humiliante, pornographique. Ni du syndicat Sud du CHU de Toulouse, pour qui “la culture carabine n’existe pas, ça s’appelle du harcèlement sexuel”. BFM TV participe à ce concert de puritains en parlant « d’indignation" et de « nausées ». L’association et le syndicat ont donc demandé le retrait de la fresque à la direction du CHU, requête qui a été entendue le lundi 25 octobre. Le décrochage du tableau a été ordonné au président de l’association de l’internat.
On va dons enlever cette fresque qui ne gênait aucun des convives de la salle de garde mais qui gênait des gens qui ne la voyaient jamais, une feuille de vigne garnissant leur cerveau puritain et hypersensible, même à distance. Ces puritains finiront par exiger le retrait des merveilles picturales où figurent des femmes nues surtout si elles sont apparemment dominées.
Je ne sais pas très bien ce que ce féminisme ose – peut-être la bêtise – car si l’on regarde cette fresque, dont la qualité artistique laisse cependant à désirer, le sexisme et l’humiliation devraient concerner les hommes plus que les femmes puisqu’elle montre un homme léchant le derrière d’une femme et un autre homme esclave de sa maîtresse. En fait, cette fresque montre explicitement la domination de l’homme par la femme. Quant au syndicat SUD du CHU de Toulouse qui trouve dans ces figures un harcèlement sexuel, il semble avoir perdu le nord, à moins de considérer qu'il s'agit d'un harcèlement mutuel et consenti. Pour BFM TV, je ressens également des nausées mais ce sont parfois ses émissions qui me les donnent. Osons la masculinité plutôt que « masculinisme », ce dernier terme sentant fort l’idéologie comme « Osez le féminisme » en a le parfum.