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423. Attention, fragile !

Il arrive malheureusement qu’un parent, hors de lui, secoue son bébé dont les pleurs incessants ne le laissent pas dormir. Il est certain que les conditions socio- économiques défavorables et notamment celles du logement sont des facteurs prédisposant à cette maltraitance. « Le syndrome du bébé secoué (SBS) est la forme la plus grave de maltraitance et de négligence envers les enfants et la cause la plus fréquente de décès traumatique chez les nourrissons dans les pays à hauts revenus. Les formes non létales du SBS sont associées à une morbidité sévère à long terme telle que des troubles neuro-développementaux (épilepsie, déficiences motrices et visuelles, troubles du langage, déficience intellectuelle et anomalies du comportement) entraînant un handicap à vie ». Le diagnostic est évoqué devant la présence d’un hématome sous-dural.

La COVID-19 par ses confinements, la fermeture d'écoles et de crèches ont conduit des familles à une concentration prolongée de ses membres dans des locaux le plus souvent exigus et les ont obligé à vivre les uns sur les autres, une situation qui ne prédispose pas au calme et à la patience. A cela il faut ajouter la désorganisation des services sociaux.

Une étude a été réalisée par des équipes de l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP et de l’Inserm concernant les nourrissons de la région Île-de-France au cours des deux premières années de la pandémie de Covid-19 (2020 – 2021) par rapport à la période pré-pandémique (2017-2019). Cette étude a constaté, en relevant 99 cas  et 13% de décès, que L’incidence du syndrome du bébé secoué a doublé et la mortalité associée a décuplé en région parisienne pendant la pandémie de Covid-19.

Illustration : Luca Giordano « Le jugement de Salomon »

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D
Le SBS n'est aucunement spécifique à notre époque et les maltraitances des enfants même en bas âge étaient bien pires dans le passé mais passées sous silence. Les ignominies du passé étaient cachées dans les familles. Notre "société en pleine déliquescence." a au moins le courage d'exposer ses vices pour espérer les corriger. Si la société d'antan était meilleure sur certains points, elle était bien pire sur d'autres.
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B
Il fut des époques, jusque dans notre histoire très récente, où les conditions de vie des ouvriers, dans l'industrie comme dans l'agriculture, ne prédisposaient ni au calme ni à la patience mais où, dans leurs souffrances (taudis, épidémies, chômages, famines, alcoolisme...) et en absence de  "servicessocios" pour tous, les familles arrivaient à conserver un minimum d'humanité.<br /> Mais bon, il est de bon ton de trouver des explications (sinon des excuses) aux pires ignominies d'une société en pleine déliquescence. On parle de "folie", comme on parle de "déséquilibre" pour les attaques au couteau au niveau du cou.<br /> Et c'est très bien comme ça, semble  t-il, pour la majorité silencieuse...
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S
Je tombe sur un site officiel commençant par "Le gouvernement lance une nouvelle campagne de sensibilisation". Nouvelle campagne ? En janvier dernier. Je n'en ai jamais vu. Ni en janvier, ni avant, ni après.<br /> La page, très complète en l'occurrence, attire l'attention sur les séquelles qui feront du bébé secoué un adulte handicapé, mais donne aussi des numéros verts d'aide et d'écoute.
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D
Bien sûr. Ce n'est pas la raison qui pousse à secouer un nourrisson, mais la folie.
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L
J'avoue que je ne comprends pas que des parents secouent un nourrisson pour le faire taire, cela accroitra les pleurs et les cris de ce dernier, j'ai passé des nuits à promener mon fils qui faisait de l'asthme, et j'arrivai à l'endormir.<br /> C'est de la douceur qu'il faut au bébé.
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