Et pourquoi ça ? Les personnes transgenres représenteraient environ 1p100 de la population, si tous les 1p100 de la population ayant une particularité qui les distingue nettement de la grande majorité devaient être représentés à la télévision, ceux qui n’ont aucune particularité distinctive seraient amenés à disparaître de nos écrans pour cause de banalité. Il est tout de même bizarre de vouloir recruter des artistes ou des présentateurs en fonction de leur libido, de la couleur de leur peau, ou de la transformation ("transition" est plus flatteur) hormono-chirurgicale de leur corps pour traiter le mal-être provoqué par une dysphorie du genre. Il me semble que le critère essentiel du recrutement devrait être le talent et la compétence, que l’on appartienne ou non à la longue liste des particularités sexuelles ou libidinales, et quelle que soit la quantité de mélanine contenue dans la peau. Cela fait partie de l’universalisme qui consiste à privilégier l’être humain plutôt que son appartenance tribale, même revendiquée. Car le nombre de tribus va croissant et la société ne cesse de se morceler en fonction de particularités de plus en plus étroites avec perte progressive des dénominateurs communs. Même les amateurs de football réunis par l’amour de ce sport finissent par s’entretuer. Mais ça, ce n’est pas une nouveauté. Dans le cas présent, si le député entend par une "plus juste repésentations (sic) des personnes trans", la façon de les présenter, dire qu'une personne trans est un homme transformé en femme ou une femme transformée en homme pour suivre leur ressenti et que ces transformations sont forcément incomplètes ne me parait pas être de la transphobie, mais la réalité.