16 Février 2020
Comme on n’arrête pas les obscurs progrès de la transparence, il serait opportun que les personnes qui aspirent à nous représenter, et éventuellement à diriger le pays, complètent leur déclaration de patrimoine économique par celle de leur patrimoine sentimental et sexuel. Déclaration déposée sous le sceau du secret, celui-ci ne pouvant être levé qu’avec l’accord de la personne l’intéressée, et seulement pour les nécessités de la justice si celle-ci devait être amenée à intervenir.
Reste à préciser le périmètre de cette déclaration sentimento-sexuelle. Devra-t-on faire figurer les seules maîtresses et les seuls amants en exercice ou également les relations révolues ? Quoi qu’il en soit, il parait souhaitable d’inclure dans le dossier des photographies de l’appareil génital (complétées par des vues mammaires pour les femmes, obligation dont les hommes seraient dispensés) afin qu’il n’y ait aucune confusion possible lors de l’apparition de son image sur les réseaux sociaux. Il serait en effet fâcheux que des attributs puissent être attribués à la mauvaise personne, celle-ci serait alors la seule à pouvoir protester contre l’imposture. Une photo dûment enregistrée, et dont les caractéristiques (éclairage, état, position, fond…) restent à préciser, permettrait de prouver sans conteste qu’elle n’en est pas la propriétaire malgré l’intitulé.