Aux USA, un livre intitulé « American Dirt », écrit par une malheureuse blanche, Jeanine Cummins, roman qui doit paraître prochainement en France, soulève une polémique dans ce pays de dingues que sont devenus les Etats-Unis : l’auteure est accusée « d’appropriation culturelle ». En effet, « le roman raconte le périple d'une Mexicaine et de son fils pour traverser la frontière vers les Etats-Unis, après que toute leur famille a été massacrée par un cartel. Or, pour certains, Jeanine Cummins ne serait pas légitime pour parler d'un drame qui n'est pas le sien ».
Une pétition signée par plus de 80 auteurs exige qu'Oprah Winfrey, ayant recommandé ce livre (qui se vend très bien), le retire de sa liste de lecture. L'éditeur a annulé la tournée promotionnelle de Cummins à la suite de menaces. On reproche en outre à Cummins d’être en passe de gagner beaucoup d’argent en racontant une histoire qui n’est pas la sienne. On peut donc en conclure qu’un écrivain ne peut raconter une histoire, surtout si elle est dramatique :
1° Que s’il a la même couleur de peau que son héros principal pour ne pas être accusé d’usurpation ethnique.
2° Que si lui ou sa famille a vécu la même histoire que celle qu’il raconte pour ne pas être accusé de gagner de l’argent avec le récit d’un drame qui n’est pas le sien.
Il est évident que les blancs ne peuvent écrire que des histoires de blancs, les noirs que des histoires de noirs, les latinos que des histoires de latinos (liste ethnique non limitative), et pourquoi ne pas réserver les histoires de femmes aux femmes, des histoires d’homosexuels ou de transsexuels à eux seuls. Pour les histoires d’enfants, c’est plus simple, nous avons tous été enfants. Certains ne sont jamais devenus adultes et d’autres sont retombés en enfance avec des querelles de cour de récréation.