Le retrait de sa candidature à la mairie de Paris de Benjamin Griveaux, le jour de la Saint Valentin, à la suite d‘une vidéo (que je n’ai pas vue) où il se serait montré en posture favorable pour les érections municipales, mise en ligne par un soi-disant artiste russe dont les activités sont plus anarchiques qu’artistiques et que la France a eu la bonté (qui la perdra) d’accueillir comme réfugié, illustre bien la chanson de Souchon : tout se passe « sous les jupes des filles ».
Le nombre d’individus coincés par leur pénis baladeur ne fait que croître. Une épidémie. Certes, le sexe a toujours joué un grand rôle dans l’histoire et notamment dans les religions, mais les galipettes d’alcôve ne dépassaient guère le baldaquin. Aujourd’hui, la prise facile des images (surtout quand on les prend soi-même !) et leur diffusion en chaîne dans le domaine public font qu’un homme en vue ne peut plus baiser tranquille, surtout en dehors de la couche conjugale.
L’œil à la serrure était réservé au petit personnel, à présent les ébats risquent de se dérouler sur la scène médiatique devant des spectateurs se réjouissant de les mater à l’œil.
Il faut se rendre à l’évidence, ces dernières années, le sexe nous a envahi : d’un côté la révélation des agressions sexuelles, de l’autre une flopée d’hommes politiques, de spectacle ou sportifs finissant par avoir leur quart d’heure pénien avec le sexe opposé ou le même sexe, quand ils n’en changent pas pour brouiller les pistes.
Jadis toutes ces coucheries, consenties ou en échange d’avantages, donnaient lieu à des grivoiseries (bien mal venues quand il s’agissait d’agressions sexuelles), aujourd’hui, elles sont devenues affaires d’Etat ou en tout cas un spectacle permanent au besoin alimenté par le passé quand les écarts de conduite étaient moins sanctionnés.
Illustration : Watteau : "La nymphe et le satyre"