La COVID-19 commence à refluer à la fois sur le terrain et dans les médias mais elle est remplacée par le Zemmour, un peu sur le terrain, beaucoup dans les médias. Nous avons droit pratiquement chaque jour à un sondage où le Zemmour est inclus comme candidat aux prochaines présidentielles alors qu’il n’a pas encore déclaré sa candidature ou même sans savoir si celle-ci sera possible par l’obtention des 500 signatures nécessaires pour se présenter. Ainsi les commentateurs plus ou moins sevrés de la pandémie bavent-ils sur des sondages hypothétiques et sans valeur à plusieurs mois des élections en se posant des questions angoissantes : à qui va-t-il prendre des voix ? Va-t-il nuire à Marine Le Pen ou à Macron ? Va-t-il par sa présence modifier les protagonistes prévus du duo final ? Mélenchon a-t-il raison de débattre demain avec (ou plutôt contre) Zemmour ? Oui si l‘on aime la démesure. Questions fondamentales car plus proches du fondement que de la réflexion. Le reflux apporte toujours des déchets et la panoplie des candidats proposés montre à quel point la stature du personnel politique est à présent frappée de nanisme. Illustration : Velasquez : "Le bouffon Calabacillas"