Je trouve évidemment incompréhensible que des médecins puissent avoir une telle hostilité contre une vaccination dont ont bénéficiée plusieurs milliards de terriens, en utilisant des vaccins qui s’avèrent très efficaces, même si c’est sans doute de façon transitoire comme beaucoup de vaccins, et sans assurer une protection absolue comme peu de vaccins en sont capables, mais avec une tolérance remarquable,
surtout pour les vaccins à ARNm. Ce qui n’empêche pas quelques illuminés de parler de génocide vaccinal, ce qui dépeuplerait la terre de son Humanité. Plus que ce délire, ce qui est certain est que les médecins qui déconseillent à la population de se faire vacciner ont une conduite criminelle puisque des êtres humains mourront parce qu’ils n’auront pas bénéficié en suivant leur avis de la protection vaccinale qu’on leur offre. Par contre, je suis moins catégorique quant à la condamnation des prescriptions faites si elles ne visent pas à se substituer à la vaccination. A l’appui de ses poursuites l’Ordre a en effet rappelé que : “Le médecin ne doit faire état que de données confirmées »… “Le médecin ne peut proposer aux malades ou à leur entourage, comme salutaire ou sans danger, un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé”. Le problème est celui de la preuve et du temps nécessaire pour l’apporter. L’histoire de la médecine montre que jusqu’à une époque récente la plupart des thérapeutiques ont été découvertes de façon empirique et certaines d’entre elles ont été abandonnées lorsque l’on a tenté de confirmer leur action de façon rigoureuse. L’Ordre parle avec justesse de prescriptions uniquement basées sur des preuves, on pourrait cependant lui faire remarquer que pour apporter la preuve de l’efficacité d’un médicament il faut le prescrire à des milliers de personnes sans en avoir la preuve afin de le confronter à un placebo. Jusqu’à présent l’efficacité in vivo de l’hydroxychloroquine ou de l’ivermectine prescrite précocément n’a pas été démontrée de façon rigoureuse, elle est donc incertaine, mais si l’on connaît bien leurs effets secondaires et si l’on surveille en conséquence la conduite du traitement, je ne vois pas en quoi leur prescription serait condamnable, encore une fois à condition de ne pas écarter pour autant la prophylaxie vaccinale qui, elle, apparaît certaine. Nous avons tous prescrit des médicaments peu efficaces faute de mieux et la rigidité doctrinale peut devenir un frein aux découvertes.