En s'épanouissant dans un monde libre ces micro-idéologies se permettent d'être totalitaires, qu’il s’agisse de celle des « éveillés », victimes hypersensibles et « autodafistes », de celle des « racisés » qui rafraichissent le racisme en le lavant plus blanc au nom de l’antiracisme ou des « indigènes », colonisés subventionnés de luxe. Nous avons donc à présent l’hybride mystérieux de « l’écoféminisme ». Je n’ose croire qu’il s’agit de lutter contre les bouffées de chaleur comme on lutte contre le réchauffement climatique, d’autant plus que Sandrine Rousseau s’élève contre
les humiliations subies par la gent féminine. Il est certain que considérer la femme comme un objet peut être interprété comme une humiliation. Mais sous nos climats, la représentation plus ou moins dénudée de la femme a cependant une signification double, c’est à la fois une utilisation du corps féminin pour accroitre la consommation, et on comprend - outre la chosification de la femme - que cela ne soit pas du goût des écologistes radicaux, mais c’est aussi la valorisation de la femme en tant que beauté, ce qui peut heurter celles qui ne remplissent pas ses canons. Quoi qu’il en soit, je ne vois pas ce que vient faire l’écologie dans cette histoire. Les femmes ne sont heureusement pas une espèce menacée d'extinction, et l’écologie n’est évidemment pas une affaire qui n’intéresse que les femmes. Alors on se trouve probablement devant une "intersection" entre les luttes féministes et la lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la planète, ce qui sous-entend que lutter contre la détérioration du climat implique que l’on adhère sans réserve au « néoféminisme » et vice versa. Cette chimère ouvre des horizons, on pourrait ainsi avoir, par exemple, l’écologie diabétique où le traitement du diabète rejoint celui du climat. Il est vrai que l’on peut devenir diabétique en prenant du poids, donc en consommant trop et que l’un des traitements du diabète est la décroissance et la sélection de l’alimentation, en ajoutant que certains vont se sucrer à en être malades en oeuvrant pour la transition écologique.