D’après les échos que j’ai pu avoir, Valls est plutôt difficile à vivre et assez caractériel, si bien qu’il semble se faire plus d’ennemis que d’amis. Ses tentatives pour rejoindre "En Marche" en vain, car il ne s’était pas fait un ami de Macron lorsque celui-ci était son subordonné, furent plutôt pathétiques.
Reste que Valls a des convictions qu’il maintient sans en dévier, notamment sur le danger de l’islamisme avec son socle inaltérable d’antisémitisme allant jusqu’au meurtre d’enfants.
Les médias ont rapporté le flot d’injures dont il fut récemment la cible de la part de Mélenchon et dont vous pouvez avoir un aperçu dans ce petit article du Canard enchaîné du 11/10/17.
Ce déchaînement de Mélenchon frise la pathologie et n’a aucun sens, sinon celui de rallier des musulmans sous sa bannière aux couleurs opportunistes. On peut se demander si la santé mentale du « tribun » (qui parle fort et insulte vite) n’est pas altérée par son statut de gourou à qui ses adeptes semblent pardonner toutes les sorties aussi excessives et farfelues soient-elles.
Pour ce qui concerne le fond du débat, quand on entend la députée LFI Danièle Obono, quand on la lit, quand on voit son attitude, l’islamo-gauchisme sans voile dont l’avait accusé Valls sur RTL ne fait aucun doute*.
La haine de Mélenchon pour Valls me le rend évidemment plus sympathique. Dis-moi qui tu admires, je saurais qui tu es – et on connaît les admirations de Mélenchon, toutes plus infréquentables les unes que les autres - de la même façon, on peut acquérir de la sympathie pour celui qui est détesté par celui que l’on n’aime pas.
* Elle considère que "la radicalisation n'est pas un concept scientifique suffisamment arrêté". A noter également que la suppléante de François Ruffin soutient une élue communiste ayant qualifié de "martyr" le tueur de Marseille ! (Le Point).