On parle beaucoup d'imposer l'écriture inclusive chargée, pour promouvoir l'égalité entre hommes et femmes (en oubliant les transgenres et le genre indéterminé !), de supprimer dans les accords la prééminence du masculin sur le féminin considérée comme une horrible domination machiste véhiculée par l'écriture.
L'écriture inclusive a déjà son manuel de dislocation de la langue française, ce qui donne à titre d'exemples : Cher.e lect.eur.rice, les édit.eurs.rices, les travailleu.rs.ses, les rédact.eur.rice.s, des petit.e.s Français.e.s instruit.e.s.
Inutile de dire que mon correcteur d'orthographe s'est complètement affolé et a souligné rageusement en rouge les expressions précédentes. Imaginez ce que ce charabia va faire dans nos chères têtes blondes et brunes qui ont déjà bien du mal à écrire un français non disloqué.
J'aimerais attirer l'attention de celles et ceux (diable, pourquoi ai-je placé le féminin en tête, ne devrais-je pas écrire : ce.lles.ux ?) qui placent l'égalité au mauvais endroit et chez lesque.ls.lles il faudrait peut-être inclure dans le cerveau un peu de bon sens, qu'il n'y a aucune raison que le langage parlé ne suive pas la même syntaxe que le langage écrit, ce qui mettrait enfin tout le monde à égalité avec les bègues.