La vieillesse ne semble plus être le temps de la sagesse, ni celui du renoncement. Du moins en Grande-Bretagne, mais il n’y a aucune raison que les vieux Anglais et les vieilles Anglaises soient d’un modèle différent de celui des séniors du continent.
Le journal The Economist (article rapporté par Courrier International) révèle que nombre de personnes âgées britanniques ont tendance à brûler leur vie par le dernier bout qui leur reste en abusant de la consommation d’alcool, de drogues et même de sexe.
En 5 ans le nombre de femmes en maison de retraite traitées pour alcoolisme dans un centre de sevrage a grimpé de 65 %. Il y a beaucoup de raisons de noyer son âge dans l’alcool, mais il faut savoir que l’alcool ne conserve que les pièces anatomiques.
« Le Centre européen de gestion des drogues et des addictions estime de son côté que le nombre de personnes de plus de 65 ans qui se rendront en centre de désintoxication aura doublé entre 2001 et 2020 ». Une vidéo circule sur le net où l'on voit trois mamies essayant de fumer du cannabis pour fêter sa légalisation dans l'Etat de Washington.
Les maisons de retraite m’ont toujours paru d’une grande tristesse. Mais voilà que j’apprends qu’en Grande-Bretagne elles peuvent être le siège d’une activité débridée. Les maladies sexuellement transmissibles s’y échangent gaîment. En 5 ans le nombre de leurs pensionnaires souffrant d'herpès génital a augmenté de 50 % chez les hommes et doublé chez les femmes. A noter que les hommes, moins nombreux, ont un large choix. Cependant, les prouesses sexuelles à cet âge risquent par un équilibre incertain de se terminer par une chute et une fracture du col du fémur. Il y a des positions fracassantes que le Kamasoutra n’avait pas prévues.