Le coronavirus nouveau exporté de Chine, comme d’autres virus respiratoires antérieurs, a non seulement provoqué une pandémie mais l’éclosion d’un foisonnement d’idées révolutionnaires, de visionnaires refaisant le monde à leur goût, de partisans de tournants historiques dans tous les sens, le surgissement de pétitions ou de chroniques aussi péremptoires que lacrymo-mirobolantes, affirmant que le monde d’après ne sera plus comme avant, en prétendant qu’il pourrait être meilleur. Mais comme l’a dit Jean-Yves Le Drian, ce sera le même, mais en pire.
Les féministes militantes, également touchées par les effets secondaires de l’atteinte virale, n’ont pas perdu cette occasion pour montrer que ce virus, bien qu’asexué, a mis en évidence le machisme de la société, et certaines comme Clémentine Autain ont parlé de « coronaviril », arguant que pendant cette épidémie, ce sont les femmes qui se sont trouvées en première ligne en tant qu’infirmières, caissières, mères etc… Il est vrai qu’il y avait un peu plus d’hommes dans les lits de réanimation bénéficiant paresseusement de leurs soins.
On comprend que l’hémiplégie des militantes féministes ne leur permettait pas de voir les infirmiers, les brancardiers, les ambulanciers, les médecins masculins, les pompiers, les éboueurs, les livreurs, les policiers et gendarmes, ou les transporteurs routiers…
Tout ceci démontre que la Covid-19 atteint bien le cerveau comme les médecins, masculins ou féminins, ont pu le constater. Les cerveaux les plus évolués n'y échappent pas, comme le montre la déclaration dans Le Monde du 12 mai de la philosophe Camille Froidevaux-Metterie : "Je plaide pour l'adoption d'un agenda féministe de sortie de crise". Nous voilà sauvés.