Il est triste de constater que Vincent Peillon (agrégé d’histoire (!) et ancien ministre de l’Education nationale) n’est pas guéri. Il vient de rechuter (voir : Vincent Peillon est-il atteint de la maladie d’Alzheimer ?). Après avoir fait une poussée de désorientation lors de sa campagne pour les primaires de la gauche en considérant que l’utilisation de la laïcité avait conduit à stigmatiser (puis à exterminer[1]) les juifs sous Vichy, tout cela pour comparer la situation actuelle des musulmans en France à celle des juifs pendant l’occupation allemande et la collaboration, il vient de récidiver dans une interview sur France info.
Cette fois ce n’est pas pour pleurer sur le sort des musulmans de France, mais pour nous avertir du danger que représente le rassemblement centriste de Macron. L’absence de distinction entre la droite et la gauche, qui serait à son avis un marqueur de l’extrême droite (comme si le centre n’avait jamais existé dans l’histoire de France), donnerait raison à Marine Le Pen lorsqu’elle parle "d’UMPS". Admirons au passage que Peillon considère MLP comme une référence et notons la contradiction : si la non distinction droite-gauche est un marqueur de l'extrême droite, où classer "l'UMPS" parti unique fabriqué par les Le Pen et le mouvement En marche ! ? Et Peillon de donner sa vision historique en récoltant pour son application un point Godwin :
« Il y a quelque chose de têtu dans l'Histoire, c'est comme cela que l'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz et qu'on ne peut le nier, il y a des gens de l'UMP et du PS (dans le mouvement d'Emmanuel Macron)[2] »…« c'est précisément dans le ventre de la confusion que les monstres se préparent ».
Quel est le rapport du mouvement de Macron (et l’absence possible de majorité à l’assemblée après son élection) avec les chambres à gaz ?! En marche ! prépare-t-il leur résurgence ?
Pour éviter que les monstres sortent du ventre de la confusion Macronesque, Peillon encourage à voter pour Benoît Hamon, dont la présence au second tour serait pourtant le plus sûr moyen pour la famille Le Pen d'accéder au pouvoir.
La confusion n’est pas là où il le pense.
[1] A noter qu’à l’époque, il n’avait parlé que du port de l’étoile jaune qui stigmatisait en fait une origine et non une religion, mais sans évoquer pudiquement la suite sanglante des évènements, et en passant allègrement sur le fait que les musulmans se stigmatisent eux-mêmes par leur habitus sans avoir besoin de mettre une étoile quelconque pour manifester leur appartenance à l’islam.
[2] Phrase particulièrement confuse.