Lorsque je vois Benoît Hamon, je ne peux m’empêcher de ressentir un sentiment de pitié. Je pense que personne ne l’attendait comme candidat officiel du parti socialiste, et il est probable qu’il ne s’attendait pas lui-même à le devenir.
Ce boy-scout doit se demander ce qu’il fiche dans cette galère. Je suis quasi certain qu’il n’en demandait pas tant. Le voilà bien embarrassé avec son idée de revenu universel qui fond chaque jour comme neige à la chaleur de la dette française.
Alors il bricole des panneaux solaires, des éoliennes, en proposant du cannabis à la ronde, ça calme, en attendant d’être le fossoyeur désigné (il faut bien un bouc émissaire) du parti socialiste. Comme prévu, ses troupes paraissent fondre comme le revenu universel et sans avoir apparemment l’intention de revenir. Il ne lui reste que le noyau dur et les pépins.
J’ai donc un peu pitié de Benoît. Mais attention, méfions-nous, il nous a offert une première surprise, et imaginons (cela ne coûte rien) qu’il gagne face à Marine Le Pen. Tout est possible dans cette folle campagne présidentielle animée par une vichyssoise attardée prête à reconstruire la ligne Maginot, un chrétien alourdi par ses poches pleines, un gamin qui se prend pour De Gaulle, un rêveur étourdi par ce qui lui arrive, et un pro-castriste sur le retour.
Et imaginons ce boy-scout, avec ses panneaux solaires et ses éoliennes, en Président de la République Française, et imaginons-le face à Poutine à la tête du plus grand pays du monde aux portes de l’UE, à Trump à la tête de la plus grande puissance du monde, mais aux réactions imprévisibles, à Xi Jinping à la tête du pays le plus peuplé du monde et qui est en train de bouleverser la carte asiatique.
Benoît, tu ne fais pas le poids.
Mais console-toi, les autres non plus.