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MEUTES XXI

 

  goya shootings-3-5-1808

 

QUI SAIT ?

 

Qui sait si un jour vous n’allez pas déplaire ?

Vous ne saurez pas toujours pourquoi

Et que pouvez-vous y faire ?

On ne peut être que soi

 

Parce que vous êtes l’enfant

De votre père ou de votre mère

Parce que vous êtes noir dans un pays de blancs

Parce que vous êtes blanc dans un pays de noirs

Parce que les autres vous pensent différent

Parce que vous n’avez pas la même histoire

 

Mais ce n’est pas votre histoire !

Ce sont des histoires de trépassés

Chaque vivant traîne des morts

Comme des racines déterrées

Certains en sont fiers

On se demande pourquoi

On n’est responsable que de soi

Et encore

 

Vous risquez un jour de déplaire

Parce que vous pensez ce qu’ils ne pensent pas

Parce que vous ne croyez pas ce qu’ils croient

Parce que vous êtes pauvres dans un pays de riches

Parce que vous êtes riches dans un pays de pauvres

On peut vous haïr parce qu’on envie ce que vous êtes

On peut aussi vous haïr pour rien quand on est bête

 

Mais la haine, l’envie, la bêtise, ce n’est pas rien

On se retrouve dans un camp séparé des siens

On vous achève d’une balle à bout portant

On vous met la tête dans un nœud coulant

On vous tranche les oreilles et les mains

On vous gaze, on vous brûle, on vous enterre

Parfois on vous torture avant

Pour de faux aveux aux vrais assassins

 

Vous risquez un jour de déplaire

Peut-être même à votre voisin

Même si vous semblez lui plaire

Parce qu’il vous sourit chaque matin

Sera-t-il un jour votre délateur

Ou même votre assassin

Ou au contraire votre sauveur ?

Qui sait ?

 

Paul Obraska

 

Francisco Goya : « Le 3 mai 1808 » (1814)

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O
Merci. Il y a des circonstances où l'histoire se répète. Dr WO
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L
Ce poème est criant de vérité, en le lisant on se dit que c'est un éternel recommencement, la sagesse n'est pas prête de rattrapper l'homme. Comme toujours le tableau haut en couleur ce qui fait ressortir encore plus la tragédie épouse bien le poême.
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O
La barbarie est une constante de l'Histoire, mais elle a atteint un paroxysme pendant le deuxième guerre mondiale aussi bien en Europe qu'en Asie. Dr WO
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A
C'est un très beau poème!! Et tellement juste hélas!! Le tableau est magnifique également! J'ai visité le camp du Struthof en Alsace... Et bien je ne savais même pas qu'il existait!! On préfère taire ce qui est dérangeant... Bisous Doc!
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O
Certains sont moins à l'abri que d'autres. Dr WO
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L
"Pour qui comment quand et pourquoi ? " disait Barbara .Hélas nul n'est à l'abri .. Le poeme illustre parfaitement le superbe tableau :violence et tragédie ...
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O
Cela ne m'étonne pas. Dr WO
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C
Voilà un texte auquel je souscris totalement !
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O
A cette époque, l'Etat français et la plus grande partie de sa police ont largement contribué à assassiner leurs propres citoyens. Dr WO
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Z
C'est très beau doc et cela me rappelle un commentaire que j'ai reçu d'un bloggopote canadien et d'une réponse que je lui ai faite : "Incroyable, nous ce qu'on voit dans les reportages télé des camps Nasy, mais on jamais parler de ses camps en France. Bisous ZAZA bonne soirée bye Commentaire n°26 posté par catcent avant-hier à 22h25 Oui des français dénonçant des français et internant des français avant que les nazis s'en chargent pour la déportation ou pour des exécutions massives..... Bises Réponse de ZAZA hier à 09h5." Le choix de ce tableau de Francisco Goya est très judicieux. Bonne soiré Doc ZAZA
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O
La polyvalence ouvre sûrement des horizons. Dr WO
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L
Oui. C'est un peu plus encombrant qu'un chat à cause des amplificateurs mais incontestablement plus doux à vivre et dans mon cas, parfaitement polyvalent.
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O
Vous avez un musicien à la maison ? Dr WO
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L
On dirait une chanson... Je vais montrer ça au musicien de la maison !
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O
C'est malheureusement un sujet inépuisable. Dr WO
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P
Encore ! Encore !
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O
Vous m'avez bien fait rire ! Dr WO
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J
Ce peintre espagnol, quel talent ! Ce poète français, quel talent !
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O
Le temps de la confiance n'est jamais bien long. Dr WO
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P
Voici revenu le temps de la méfiance.
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