ADDENDA (26/02/21) : L’écrivain belge Bernard Quiriny a fait paraître un article dans Le Point sur la polémique soulevée par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal pour avoir souligné l’influence de l’islamo-gauchisme qui "gangrène" l’Université. Plus que l’islamo-gauchisme, où la gauche extrême recherche désespérément une classe sociale à défendre, jusqu’à défendre un « opium du peuple », il s’agit en fait de tout un fatras d’études dominées par des minorités qu’elles soient sexuelles ou ethniques anciennement dominées et dans lesquelles on recherche en vain un semblant de science et de sérieux. Dans cet article Bernard Quiriny nous apprend l’intérêt de ces études dans lesquelles il retrouve une poésie comme le montre cet extrait : « Bien que les islamo-gauchistes et décoloniaux en tous genres ne m'inspirent a priori rien qui vaille, j'incline tout de même à leur reconnaître un mérite, celui d'avoir créé un jargon. Tous leurs textes sont écrits dans une espèce de charabia pédantesque et figé, plein d'expressions toutes faites et creuses, qui rappelle la logorrhée fanée des anciennes revues marxistes ; simplement, au lieu de parler en boucle de « rapports de classes », de « contradictions du capitalisme » et d'« appareils idéologiques d'État », ils parlent en boucle de « rapports de genres », d'« approche intersectionnelle » et de « personnes racisées ». Je ne sais pas ce que ça vaut scientifiquement, mais d'un point de vue littéraire, c'est enivrant. J'y découvre une forme insoupçonnée de poésie en prose, à mi-chemin entre l'écriture automatique des surréalistes et les exercices de style à la Queneau et Pour peu que ce soit écrit en inclusif, avec des points médians, ça devient presque sublime. C'est pourquoi je m'associe à ma manière aux protestations contre toute tentative d'étouffer ces recherches d'où sont issus d'après moi les plus beaux textes poétiques de la langue française écrits ces temps-ci. Que l'on démolisse les décolonialistes sur le fond, très bien, que l'on taille leurs sophismes en pièces, soit, mais, par pitié, que l'on ne les empêche pas d'écrire ». L'humour belge est toujours là...et plus qu'une fois.