Il y a des incohérences qui pourraient faire rire si elles n’étaient pas tragiques.
Après que les Juifs aient subi un des plus grands pogromes de leur histoire, et sur leur propre terre, et dès la diffusion des images que le Hamas d'était empressé de faire pour montrer à l'Humanité leurs exploits, avant même les bombardements sur Gaza en réponse, le monde a de suite connu une flambée d’antisémitisme. Cet antisémitisme se serait exprimé de toute façon, même si les Israéliens se seraient contentés de déposer des fleurs et des peluches sur les lieux ont furent massacrés, décapités, éventrés, brûlés nourrissons, femmes et vieillards. Comme si ce pogrome servait soudain de modèle pour susciter l’envie d’en commettre d’autres à travers le monde. Il est vrai que la haine n'a pas besoin de cohérence, elle se suffit à elle-même.
Et Poutine, grand maître en cynisme, ciblant les civils en Ukraine, poursuivi pour crimes de guerre, a eu le culot d'enjoindre les Israéliens à ménager les civils de Gaza. Ce fauteur de guerre se régale manifestement de celle au Moyen Orient, recevant au Kremlin les représentants de l’Iran et du Hamas, lui, qui fut le pourfendeur de l’islamisme sur ses terres et ailleurs, en se prétendant, en outre, être le défenseur de la chrétienté.
Et ces militants LGBT venant se joindre à une manifestation à Londres le 21 octobre en soutien à la cause palestinienne, manifestation dont ils furent rapidement expulsés et leurs drapeaux arc-en-ciel piétinés. Des gays un peu masochistes car leurs semblables sont poursuivis, emprisonnés pour des années ou décapités en Palestine jusqu’à se réfugier en Israël lorsqu’ils sont découverts. Que croyaient- ils ? Que l’on peut faire converger toutes les luttes aussi antinomiques soient-elles ? La présence de gays chez les islamistes, de victimes soutenant leurs bourreaux, ne pouvait que provoquer un accident à l’intersection.
Illustration : Henri Vidal : "Caïn venant de tuer son frère" (partie supérieure)