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466. Réseaux anti-sociaux

Les RS agglomèrent des foules virtuelles, et ce qui domine est la rumeur, l’émotion, la transmission des informations qui confortent les opinions, et bien sûr la propagande, et les fausses informations. Ce que les gens sont capables de déverser sur les RS relèvent trop souvent des émotions primitives comme la peur, la haine et la menace et sans frein grâce à l’anonymat. Des informations authentiques existent (les terroristes du Hamas ont pu ainsi montrer immédiatement au monde leurs exploits de tortionnaires) mais sans contrôle, sans recoupement et l’intelligence artificielle rendra encore plus difficile la distinction entre la vérité et le mensonge.

Curieusement, les abonnés de ces plateformes d’influence ont confiance au vecteur de publicité et lui demande même de prendre position sur des sujets qui sortent du cadre de ses compétences supposées. C’est ainsi que des influenceurs et influenceuses sont sommés de prendre position sur la guerre entre Israël et le Hamas et même menacés s’ils ne le font pas. Et cette position, si elle est prise, deviendra une information.

Les RS constituent un monde parallèle à la réalité dans lequel on peut se noyer et les jeunes qui les affectionnent peuvent en être mentalement déséquilibrés. « Les enquêtes se suivent et se ressemblent en France et dans le monde entier. La dépression et son alter-ego l’anxiété ont doublé chez nos 11-24 ans en 5 ans. La même tendance est observée pour les idées suicidaires qui ont concerné 18% de nos jeunes de 17 ans en 2022. La prescription d’antidépresseurs chez les jeunes filles a été multipliée par trois entre 2016 et 2021 ; les jeunes filles étant deux fois plus impactées par cette dégradation mentale accélérée que les jeunes garçons/…/ La modélisation du temps passé sur les réseaux sociaux est parfaitement corrélée à la dégradation de la santé mentale des jeunes. Les calculs montrent que sans Tik-Tok, Instragram et Snapchat (qui sont responsables à eux-trois de 80% des dommages) chez les mineurs, on aurait probablement pu éviter 6 millions d’épisodes dépressifs d’enfants et économisé 35 milliards d’euros de frais de santé ; sans compter l’impact que cela aura sur les enfants concernés à l’âge adulte. » (Martin Blachier).

Une prise de conscience de l’effet nocif de cette addiction qui a conduit quarante-et-un états Américains, dont New York et la Californie, a déposé une plainte contre la société Meta (maison mère de Facebook et Instagram), qu’ils accusent d’être à l’origine de la dégradation sans précédent de la santé mentale des jeunes adolescents.

Qu’en pense Billy ? A supposer qu’il pense.

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S
On a changé de génération. Le soixante-huitard était un libertaire jouisseur pour qui il était interdit d'interdire, et sous les pavés, la plage. Maintenant le pavé journalistique, l'AFP déforment la vérité, confondant information et propagande, il faut zapper pour ne pas déprimer. La génération selfie-woke, un peu maso ? 
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B
Les réseaux sociaux (que vous dites ne pas fréquenter mais semblez mettre tous dans le même sac à gravats) n'ont rien à voir avec les influenceurs qui sont de vrais professionnels de la communication payés au nombre de "followers" qui suivent leurs élucubrations imposées par leur sponsor (vous aviez fait un article là-dessus je crois) Des "France-Dimanche" ou "Ici-Paris" pour "geeks" boutonneux<br />  <br /> A propos des assertions du docteur Martin Blacher, d'autres médecins, plus constants que lui dans leurs déclarations professionnelles donnent une toute autre raison à la vague de dépressions chez les ados, plus en rapport avec les confinements sanitaires successifs pas toujours compréhensibles ni acceptables à cet âge "...les idées suicidaires qui ont concerné 18% de nos jeunes de 17 ans en 2022.." (comme par hasard, diraient les complotistes).<br /> Que les "Tik-Tok", "Instragram" et autres "Snapchat" mettent en lumière ou amplifient ce phénomène ne veut pas forcément dire qu'ils en sont la cause première et principale. Je peux me tromper.<br />  
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C
Oh je crois qu'en matière de fake-news, Billy a eu de nombreux prédécesseurs sévissant avant l'existence des réseaux sociaux  : entre ceux qui annonçaient la fin du monde pour l'an mil, que les rois guérissaient par imposition des mains, ceux qui assuraient que la purée mousseline donne le cancer,  que la masturbation rend sourd, que Marie était vierge, les charlatans qui prétendent leurs Livres ont été directement inspirés par Dieu en personne, et tous ces leaders marxistes qui promettent un monde de liberté et de justice... ils ont été nombreux dans l'histoire !
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