Le mois d’août se meurt. Une fin attendue, pâle et humide, il avait mauvaise mine à Paris. La ville s’est à peine vidée, les touristes sont venus combler les vides, la main sur le sac pour ne pas être volés. Le métro est resté bondé par une foule multicolore. Les femmes aux têtes voilées abondent dans les rames et les couloirs pour bien montrer qu’elles se soumettent à la même religion que les barbares coupeurs de têtes. Inutile, mesdames, de mettre un voile pour maintenir votre tête en place, dans la tradition du Moyen Âge, les femmes sont plus volontiers lapidées.
L’ours russe est pris de fringale face à une Europe tétanisée, et les sanctions glissent sur sa peau épaisse.
En France, le seul parti politique en état de marche est le FN, mais il marche à reculons dans le monde d’avant-hier. Les autres se désintègrent. Le parti bonapartiste est à la recherche d’un chef, et court en tous sens comme un poulet décapité. Le parti socialiste se suicide, poignardé de la main gauche, ses attardés du siècle dernier en sont toujours à la lutte des classes, et d’autres hurlent à l’austérité quand l’Etat se retient (un peu) de dépenser de l’argent qu’il n’a pas. Les centristes à têtes multiples sont à la recherche de leur centre de gravité.
C’est bientôt la rentrée. Espérons que la bien jeune ministre de l’Education ne se sentira pas obligée d’ajouter une réforme aux autres. Le mieux à faire étant de foutre la paix aux enseignants en les laissant exercer leur métier qui est celui de transmettre leurs connaissances, lorsqu’ils en ont. Un point c’est tout.