Car le bougre comme Staline, son copain « à la vie à la mort », n’était pas un tendre, et ses idées plutôt farfelues. Il est vrai que lorsque l’on est jeune, on aime beaucoup les idées farfelues et irréalistes, bien qu'elles s'avèrent redoutables lorsqu’elles sont appliquées.
Il est vrai aussi que beaucoup de dirigeants socialistes actuels ont été soit trotskistes, soit maoïstes, enthousiasmés par les actions sanguinaires d’un autre tendre. Sans exclure d’avoir été les deux à la fois ou l’un après l’autre.
Il est vrai que l’école trotskiste est irremplaçable pour apprendre la subversion et l’entrisme, passage recommandée pour la gauche, comme les jésuites l’étaient pour la droite.
Mais le trotskisme, c’est comme le journalisme, ça mène à tout à condition d’en sortir. Ceux qui en sortent ont une chance de réussir dans les hautes sphères, cibles de leur jeunesse, ceux qui restent portent des pancartes en marchant, ce qui est sain pour le corps, mais pas toujours pour l’esprit.