Jugeant la démocratie « incompatible avec l'état de siège », la Ligue des Droits de l’Homme a fait paraître ce communiqué il y a 48 h : « profondément attachés à la liberté d'expression, nous apportons notre soutien à ce mouvement et demandons avec force aux autorités compétentes de garantir des conditions satisfaisantes à ce sursaut démocratique. Cela suppose de fournir des conditions matérielles décentes (WC, éclairage) aux participants et de cesser un encadrement policier permanent émaillé de démonstrations de force et de destruction injustifiable d'installations ou de matériel, voire de nourriture ».
Ce communiqué vaut son pesant de cacahuètes :
La « Nuit debout » serait l’expression d’un « sursaut démocratique » ! Parce que nous sommes évidemment dans un régime totalitaire.
La liberté d’expression consisterait donc à occuper de façon permanente une place publique car d’après la LDH il n’aurait pas d’autre façon de pouvoir l’exprimer en France.
De surcroît, cet Etat autoritaire contre lequel manifeste ce « sursaut démocratique » devrait fournir les commodités pour cette occupation, ce qui montre à quel point la LDH l’estime autoritaire.
Il doit en outre se dispenser de gêner les installations à demeure destinées à ces pauvres opprimés, et surtout ne pas dissuader par une présence policière les casseurs de se livrer à leur libre défoulement, et peut-être pour prévenir un attentat terroriste. Car contrairement à ce que l’on pourrait penser si la France n’est pas en « état de siège » elle est en « état d’urgence ».
Quant aux riverains témoins de ce pittoresque « sursaut démocratique », ils n'ont qu’à déménager et dormir librement ailleurs. On croit rêver !