Le monde entier se pose la question : depuis sa maladie et après avoir abandonné une partie de ses pouvoirs à son frère, pourquoi Fidel Castro a-t-il également abandonné son uniforme et même le moindre costume civil décent ?
A chaque apparition publique, à chaque entrevue avec un grand de ce monde (y compris le pape), Castro apparaît vêtu d’un survêtement et toujours de la même marque à laquelle il semble particulièrement fidèle : Adidas.
La première idée qui vient à l’esprit est qu’il existe un contrat entre la marque allemande et le « Líder Máximo » devenu en l’occurrence le « lider minimo ». Mais Adidas affirme qu’il n’existe aucun contrat avec Castro. La porte-parole de l’entreprise avance plutôt une autre hypothèse : « Pendant des décennies et jusqu’en 2012, l’entreprise a habillé l’équipe olympique cubaine. Dans le passé, Fidel s’est servi dans ce fonds de survêtements et a visiblement répété ce geste aujourd’hui » (déclaration faite à la Süddeutsche Zeitung).
On pourrait donc penser que sur ses vieux jours Fidel est peut-être devenu radin, car il est peu probable que son pouvoir d’achat est aussi limité que celui de ses compatriotes au point de ne pas pouvoir se payer un costume pour ses apparitions dûment filmées.
Cependant lors du dernier congrès du parti communiste de Cuba, l’homme qui ne quitte plus son survêtement a prophétisé devant les mille délégués « l’avenir radieux du communisme ». Ce qui permet d’évoquer deux hypothèses :
- Fidel aurait-il perdu un peu de ses facultés en même temps qu’un peu d'intestin ?
- Ou, hypothèse plus valorisante : le survêtement serait-il le symbole de son appartenance au peuple (de préférence sportif) ? Assorti, de surcroît, d’un pied de nez à tous les grands de ce monde lui rendant visite et qui pour la plupart appartiennent à l’engeance capitaliste.
A moins que le survêtement, par sa commodité, s’avère le vêtement le mieux adapté aux soins exigés par son état de santé.