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Ciel bleu

Ciel bleu

Cette photo est celle du ciel de Paris aujourd’hui. Je suis allé lézarder au soleil sur le banc d’un parc en apportant un livre.

Des gens font le tour du parc en courant. Ils s’égrainent le long de l’allée en repassant périodiquement devant moi à la manière de la trotteuse d’une montre. Chacun ou chacune court à sa manière. J’ignore si une étude a été faite sur les rapports entre la façon de courir et la personnalité.

Le plus étonnant que j’ai pu voir dans ce parc est un homme jeune, plutôt obèse, qui court en poussant continuellement des cris que l’on entend de loin. Mais en l’observant tenir une boîte dans la main avec des écouteurs aux oreilles, j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas de cris mais d’un pseudo chant entrecoupé par une reprise de souffle. Depuis le temps, malgré tous ses efforts, il n’a aucunement maigri, il se tient en forme, mais toujours dans la même forme arrondie.

J’ai une certaine inquiétude lorsque je vois courir des hommes à cheveux gris, le visage cramoisi et le souffle court. Comment leur dire que 5% des morts subites surviennent dans de telles circonstances ? Je serais fort marri d’interrompre ma lecture pour procéder à un massage cardiaque.

Heureusement la plupart des coureurs sont jeunes, tous ont des écouteurs aux oreilles pour satisfaire leur addiction au bruit musical. Ils sont plutôt agréables à regarder. Je ne parle pas des jeunes hommes dont j’envie plutôt la jeunesse, mais des jeunes filles. Encore que pour certaines l’amplitude des seins provoque des oscillations spiralées susceptibles de les déséquilibrer. Je ne sais plus dans quel film Woody Allen suggérait de fournir un caddy pour alléger certaines coureuses un peu pléthoriques.

Ces distractions environnementales ne m’ont pas empêché d’entamer largement mon livre : des chroniques de Joan Didion sur l’Amérique des années 60-70. Le chapitre Requiem pour les années 60 parle en particulier des hippies à San Francisco qui ne mangeaient que du pain macrobiotique et des algues mais se droguaient à mort en utilisant une vaste panoplie de substances toxiques à la recherche du « bon trip ». Il se dégage de cette période, plutôt faste sur le plan économique, un rejet de la société de la part d’une jeunesse au comportement suicidaire qui fait paraître la désespérance actuelle comme une vague mélancolie.

Je n’entends pas siffler le train, mais les beuglements du coureur essoufflé annonçant la fin de mon trip.

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D
Les coureurs repassent régulièrement ce qui facilite l'observation : il suffit de lever la tête de temps en temps pour n'en rater aucun. 
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S
J'aime beaucoup votre description des "coureurs du parc" ! Je note que cette observation très fine ne vous a pas perturbé dans votre lecture ! Bravo !
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D
LIVIA. Cela dépend de l'intérêt suscité par le livre
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D
FANFAN. Le bac à sable. Une petite plage.
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D
ZAZA. La faune parisienne est pleine de surprises. Parfois désagréables.
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D
PANGLOSS. A Paris aussi nous avons des faisans.
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L
Quand je vais au parc, je n'apporte jamais de livre, je ne pourrai pas lire, il me faut être seule et au calme,  Il y a trop de distractions au parc,  les cris, les fleurs, la couleur du ciel et...les coureurs essoufflés!
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F
Il faisait beau en Ile de France également et de ma fenêtre j'ai contemplé un couple de pigeon ramier veillant leur nid pendant que les feuilles de l'arbre commencent à pousser. Etant à l'ouest, il faisait trop chaud pour que je profite du balcon et des enfants et voisins qui squattaient la petite place et le bac à sable qui se trouvent sous mes fenêtres.<br /> Toujours plaisant d'observer...<br /> Bonne nuit Dr WO
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Z
Savoureuse cette séance d'observation sous ce beau ciel bleu parisien.<br /> J'aime aussi à observer les comportements des passants, qui m'étonnent toujours. Observer et essayer de décrypter le comportement de nos semblables a toujours été un plaisir. Pas de voyeurisme Doc, mais de la curiosité.<br /> Prendre le train ou le métro en compagnie de zombies qui dégagent dés le matin des odeurs nauséabondes sans décrocher un sourire m'a toujours étonné.<br /> Alors bien sûr depuis 2005, date à laquelle j'ai quitté la région parisienne, ma vie a changé, moins de comportement humains à observer, quoique ... !!!! La nature, la tranquillité, le faisan de Pangloss, qui est susceptible de me rendre visite, mais ce besoin indicible, de scruter, de comprendre...!!!! <br /> N'empêche qu'il n'y a pas qu'à Paris qu'il fasse beau. Notre ciel insulaire en ce moment est beau et bleu, malgré un petit vent d'est qui nous rappelle à l'ordre pour nous couvrir en sortant. Avril ne te découvre pas d'un fil ! Un bonne soirée à vous mon ami. ZAZA
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P
Chez moi, il fait aussi beau. C'est dans mon jardin que je savoure un livre et personne n'y passe en courant. Sauf parfois un faisan.
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