Il semble donc qu’une ou deux églises de la banlieue parisienne ont échappé à un attentat car le dangereux pied nickelé algérien de 24 ans qui projetait de le commettre s’était tiré lui-même une balle dans la cuisse, peut-être au moment de l’assassinat d’une jeune femme à Villejuif, dimanche dernier.
Le pot de cactus n’a été découvert que parce que ce charmant jeune homme, bien entendu surveillé pour avoir manifesté son désir de se rendre en Syrie, avait appelé le SAMU afin qu’on lui porte secours. Sa voiture était bourrée d’armes et son domicile de documents explicites.
Il est à noter que cet Algérien était étudiant en électronique, ce qui prouve bien que la radicalisation de ces individus n’est pas liée aux conditions misérables dans lesquelles la République Française les maintient comme voudraient le faire croire les islamo-gauchistes.
A l’occasion de cette affaire meurtrière et rocambolesque où les autorités et les médias parlent « d’attentat déjoué » alors qu’il le fut que par le plus grand des hasards, j’ai entendu ce matin sur France Inter l’interview de Manuel Valls.
Il ressort de celui-ci que pour lutter contre le terrorisme il faut, en particulier, être vigilant et ne pas avoir peur. Cette double mesure déterminante a été proposée à chacun d’entre nous avec force et à plusieurs reprises par le Premier ministre. Admirables paroles verbales.
« Être vigilant », c’est quoi exactement ? La vigilance aurait-elle empêché Aurélie Châtelain d'être assassinée dans sa voiture ? Faut-il tomber dans le délit de faciès ? Notre vigilance serait-elle supérieure à celle des forces de police ? Enfin, être vigilant, à l’affût de la moindre anomalie, c’est déjà avoir peur.
Monsieur le Premier ministre qui, après le souverain pontife, recommande de « ne pas avoir peur », faut-il leur dire que la peur ne dépend pas de notre volonté, elle ne se commande pas, même en utilisant la méthode Coué : « j’ai pas peur, j’ai pas peur… ». Et ne pas avoir peur, est-ce efficace contre le terrorisme ?
Non, et que l’on ait peur ou pas, il faut bien vivre avec.