Dans un précédent article (« Cervelles d’oiseau ») j’avais ironisé sur l’utilisation émotionnelle et irréfléchie de Twitter, notamment par les politiques pour lesquels ce mode de communication est devenu indispensable, leur permettant de pondre facilement et immédiatement des messages de 140 caractères, aussi courts que leur réflexion sur les évènements sur lesquels ils réagissent avec une spontanéité infantile.
Je dois faire ici amende honorable. Les gazouillis émis sur les fils électriques de ce réseau social ont un intérêt : ils permettent de connaître la vraie personnalité des oiseaux qui les émettent, un peu comme les lapsus révélateurs que laisse échapper un patient en analyse.
Les tweets surabondants et épidermiques de Trump permettent de cerner son profil psychologique, pour ne pas dire psychiatrique.
Quant aux tweets innombrables que l’on vient d’exhumer, lâchés sous un pseudonyme par le journaliste et écrivain Mehdi Meklat, ex chroniqueur de Bondy blog, qui parade sur les plateaux, montrent bien que cet individu est homophobe, antisémite et misogyne (la totale) avec un soupçon de sympathie pour les terroristes islamiques. Quoi qu’il puisse dire à présent, sa haine, bien enfouie par intérêt, s’était exprimée dans le passé et sans retenue sur Twitter, et c’est pour cette raison que je finis par trouver de l’intérêt à ce mode d’expression révélateur d'une maladie que l'on tente par la suite de cacher.