Le bombardement du théâtre de Marioupol où s’étaient réfugiés des civils est la dernière prouesse militaire du stratège du Kremlin dont l’intelligence, qui paraît de plus en plus limitée, est remplacée par une brutalité croissante. Les agissements de ce tueur de masse nous font regretter les dirigeants de l’URSS poststalinienne où il existait un contre-pouvoir : le bureau politique du parti communiste. Là, on ne voit pas où sont les contre-pouvoirs. Les actions mégalomaniaques de Vladimir-La Brute ne pourraient être interrompues que de l’intérieur. Malgré quelques courageux qui s’exposent à la prison en manifestant dans la rue ou comme cette journaliste protestant contre la guerre dans le dos de la présentatrice du journal TV d’une chaîne russe, la masse des Russes semble inerte ou approuve les actions de son autocrate, gobant une propagande totalement grotesque. Qui pourra écarter Poutine ? Des services secrets affirment que le dictateur russe est malade. La comparaison de ses portraits avant-après me paraît un argument douteux car qui ne change pas en 20 ans ? Le visage peut s’empâter sans la prescription d’un corticoïde. On a parlé d’une maladie de Parkinson, les images disponibles ne permettent pas de l’affirmer et notons que dans cette maladie, l’intelligence est conservée. On a parlé de cancer. Evidemment, pour ce diagnostic on ne peut rien dire, sinon qu’il ne s’agirait probablement pas d’un cancer digestif qui, habituellement, fait perdre du poids, un cancer pulmonaire entraîne souvent des modifications visibles, un cancer hématologique n’est pas impossible (cas Pompidou). On a parlé de démence, mais des actions démentes ne constituent pas des preuves d'une atteinte organique. J’ai entendu un commentateur déclarer qu’en Russie le despotisme a été maintes fois tempéré par l’assassinat. Que voilà de vilaines pensées.