Après cet attentat, peut-être islamiste, dans l'Isère, assorti de la décapitation d'un employeur par son employé (ce qui devrait intéresser les islamo-gauchistes) nous avons eu droit aux déclarations habituelles de responsables politiques basées sur le couple de recommandations bien connues : « il faut être vigilants » et « ne pas céder à la panique ».
Je voudrais bien savoir pour ma sécurité ce que recouvre cette vigilance. Enfin, dites-moi une fois pour toutes, c'est quoi être vigilant ? J'avertis la police si je rencontre un barbu une peu trop hirsute ? Une maghrébin au regard farouche ? Une djellaba avec des chevilles découvertes ? Une burqa qui pourrait dissimuler une ceinture d'explosifs ? Voyons, croyez-vous que les terroristes soient assez idiots pour se faire remarquer avant un attentat (ils n'appellent pas tous le SAMU après s'être tiré une balle dans la cuisse) ? Et d'ailleurs les services de sécurité eux-mêmes dont le métier est d'être vigilants n'empêchent pas toujours des individus bien connus pour leur extrémisme et surveillés par leurs soins de commettre sous leurs nez des attentats et pas des moindres.
Alors comment peut-on me demander – à moi - d'être vigilant et d'en escompter une quelconque efficacité ?
Certes, ce que je peux faire est de ne pas me paniquer, et ce malgré la répétition de cette recommandation qui finit par prédisposer à la panique. En remarquant cependant qu'il y a une certaine contradiction avec une vigilance de tous les instants qui, pour un individu lambda comme moi, devrait être logiquement doublée d'une certaine peur. Mais même si je ne me sens aucunement paniqué, en quoi cette absence de panique serait-elle efficace ?
Je sais bien que l'on reprocherait aux politiques de ne pas faire de déclarations, mais on aimerait qu'elles ne soient pas toujours identiques et vides de sens, et quelles soient même accompagnées de quelques décisions.