Les médias posent périodiquement la question du maintien de Mr Hulot au gouvernement s’il n’est pas à même de faire progresser de façon conséquente la transition écologique. J’avoue que je ne sais pas trop ce que recouvre cette fameuse transition, et surtout comment la réaliser sur le plan pratique alors que Mr Hulot a accepté d’être au gouvernement dans cette perspective.
Comme tout ignorant, j’ai d’abord consulté le chapitre « Transition écologique » dans Wikipédia. Si vous avez du temps à perdre, je vous invite à le faire ; c’est un fatras dont on ne retire rien : pas de définition claire, mais un nouveau vocabulaire, une accumulation de références à des documents ou à des réunions, des intentions mais à aucun moment une façon raisonnée de parvenir aux buts souhaités.
Ailleurs j’ai trouvé une définition plus précise : « La transition énergétique (ou transition écologique) désigne le passage d'un système énergétique qui repose essentiellement sur l'utilisation des énergies fossiles, épuisables et émettrices de gaz à effet de serre (que sont le pétrole, le charbon et le gaz), vers un bouquet énergétique donnant la part belle aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. Parmi les principales EnR, on trouve : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, l’énergie hydraulique... » (novethic : le média expert de l’économie responsable).
Bien sûr que l’énergie nucléaire n’y figure pas. Elle ne dégage aucun gaz à effet de serre, mais elle laisse derrière des déchets dangereux quasiment pour l’éternité bien qu’enterrés, et ses centrales ne sont pas l’abri d’accidents catastrophiques, aussi les écologistes ont-ils une sainte horreur de cette énergie malgré ses nombreux avantages, dont l’efficacité.
Sur ma dernière facture EDF figure, en tout petit, l’origine de l’électricité qui m’est délivrée :
89,7% nucléaire,
6,9% renouvelable (dont 6,3% hydraulique),
1,5 % charbon,
0,8% gaz,
1,1% fioul
Dessin paru dans le Canard enchaîné du 1/11/17
Ce sont donc les centrales atomiques qui me fournissent la quasi-totalité de mon électricité. L’hydraulique (déjà largement exploitée) me fournit une petite part mais les autres énergies propres et renouvelables : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique qui devraient en principe assurer cette fameuse transition ne fournissent à eux trois qu’une part absolument ridicule de ma consommation d’électricité : 0,6% ! Les énergies fossiles sont à bannir mais elles ne représentent que 3,4% de l’ensemble, nous voilà rassurer pour l’effet de serre.
On voit que Mr Hulot a beaucoup à faire s’il veut se dispenser de cette ignoble énergie nucléaire, sans recourir aux énergies polluantes et qui élèvent la température du globe, pour assurer la transition écologique de la production d'électricité sur laquelle est basée toute notre civilisation. Il me semble que si l’on veut remplacer l’énergie nucléaire par des énergies propres et renouvelables, on risque fort de bouleverser notre paysage, mais pas pour l’embellir (du moins de mon point de vue). Je pense que Mr Hulot va devoir patienter durablement ou retourner à sa fondation.