Bien que les statistiques en la matière soient difficiles à établir, il apparaît cependant qu’il y a nettement plus d’hommes que de femmes qui ont le sentiment d’appartenir davantage au sexe opposé qu’à leur sexe de naissance. Cette identité de genre discordante, qui toucherait environ 1% de la population, conduirait à une réassignation sexuelle trois à quatre fois plus souvent chez les hommes que chez les femmes, avec les réserves qui s’imposent étant donnée la difficulté de l’évaluation. Bien entendu, cette discordance ne conduit qu’une partie de ces personnes à subir des modifications corporelles et éventuellement juridiques pour appartenir le plus possible au sexe opposé. Il me semble que l’on entend peu parler des femmes de naissance qui se sentent homme, par contre une partie des hommes de naissance qui se sentent femme militent activement pour leur cause et parfois de façon agressive, à croire qu’elles ont conservé de leur masculinité de naissance, et malgré une éventuelle imprégnation hormonale féminine, une agressivité qui leur est difficile d’effacer.
Ces personnes pourvues par la nature d’un corps masculin veulent être pleinement considérées comme des femmes sans pouvoir être femelles puisqu’elles ne peuvent pas procréer. Elles veulent donc que l’on fasse l’impasse sur les organes reproducteurs féminins en les considérant comme des accessoires secondaires, d’où les dénominations grotesques qui ont cours dans les milieux dits progressistes en distinguant les personnes avec ou sans utérus ou encore avec ou sans vulve. Une partie des féministes nées femmes reconnait à ces transgenres, avec conservation ou non de leur pénis, leur appartenance au genre féminin, mais une autre partie estime que cette appartenance est discutable. Ces féministes rebelles au progrès sont rejetées par le monde branché sur le sexe et qualifiées de « féministes radicales », coupables de transphobie, et subissent un harcèlement agressif jusqu’à être menacées de viol, sans doute par celles qui ont conservé leur pénis, car comme on le voit, il peut toujours servir. Illustration : Priape à Pompéi.