seins

Publié le 12 Septembre 2014

Se vouer aux seins

Accusées d’avoir détérioré une cloche de Notre-Dame lors de leur prestation à l’intérieur de la cathédrale pour fêter à leur manière la démission de Benoît XVI, les Femen ont été relaxées le 10 septembre dernier en l’absence de certitude sur leur responsabilité (elles avaient pris soin d’entourer leurs bâtons de feutrine).

Comme d’habitude, ces féministes n’avaient pas hésité à utiliser leur arme favorite : leurs seins dénudés, supports de leurs slogans.

Une question se pose : pendant combien de temps ces femmes pourront-elles encore exhiber leurs seins sans faire fuir les spectateurs ? On sait, en effet, que la destinée du sein soumis à la pesanteur et à l’âge est de tomber. Ces dames amoureuses du naturel devront-elles se plier à la chirurgie esthétique ou recruter de nouvelles adeptes aux armes encore percutantes ?

Cependant, il existe un espoir pour le groupe actuel de conserver sa force de frappe, justement parce qu’il a une prédilection à se promener les seins nus.

Depuis 1997, le professeur Jean-Denis Rouillon, médecin du sport, a soumis plus de 300 femmes au test du triangle de Buffon (la distance entre les pointes des tétons et le nombril), avec et sans soutien-gorge et il a présenté ses conclusions, il quelques temps, lors d’un colloque à l'Université de Franche-Comté à Besançon. Je vous les livre :

"Le soutien-gorge fabrique ou aggrave la ptose, c'est-à-dire la chute du sein (physiologique avec l'âge). Les femmes qui ont arrêté de mettre un soutien-gorge ont constaté un bénéfice. Le sein a tendance à remonter sur la cage thoracique, à se raffermir et surtout l'angle des mamelons regarde plus vers le haut… contrairement à ce que l'on croit, les femmes ont le choix. Il n'est pas dangereux d'arrêter de mettre un soutien-gorge, bien au contraire, même pour les fortes poitrines ".

Les seins des Femen ont donc encore de beaux jours devant eux et continueront à orner leurs manifestations en répandant le lait de la discorde.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Femen, #Notre-Dame, #seins, #soutien-gorge

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Publié le 20 Novembre 2013

 

"Repasser" ce sein que je saurais voir

En Afrique équatoriale, et notamment au Cameroun, nombre de mères (on parle de 20% dans certaines régions), souvent avec l’aide énergique de membres féminins de la famille, « repassent » les seins naissants de leurs filles en écrasant la chair avec « des pierres chaudes, des pilons, voire des épluchures de bananes plantains passées au préalable sur le feu ». Inutile de dire qu’il s’agit d’une véritable torture.

Le but recherché de cette tradition ancestrale que l’on hésite à qualifier de « culturelle » est de supprimer les signes extérieurs de la féminité afin de retarder l’âge du premier rapport sexuel. Moyen de contraception sauvage qui peut laisser des séquelles, et inefficace : près d’un tiers des jeunes Camerounaises se retrouvent mères avant l’âge de 16 ans, la plupart étant mariées dès la puberté. Si bien que certaines adolescentes s’infligent elles-mêmes ce supplice afin d’échapper à une union précoce et pouvoir continuer leur scolarité.  

Moins connue que l’excision, cette mutilation se déroule dans le cadre familial où les mères font subir à leurs filles ce qu’elles ont elles-mêmes subi en essayant de les protéger le plus longtemps possible de l’appétit des mâles.

Source : « Rue 89 »

Sebastiano del Piombo : « Le martyre de sainte Agathe »

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Afrique, #contraception, #mutilation, #puberté, #seins

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