sein

Publié le 19 Août 2013

Le sein symbolique

Les seins féminins ne sont finalement que la forme hypertrophiée des seins masculins. A moins que cela ne soit l’inverse. Mais si les seins féminins sont porteurs de symboles, le téton masculin en est totalement dépourvu.

C’est par le sein féminin que l’Homme, vertébré à sang chaud, appartient à la classe des mammifères. Source alimentaire pour le nourrisson, le sein lutte depuis des années contre le biberon. Les avantages du lait maternel sont sans cesse vantés, et pour le promouvoir la tétée publique est devenue courante jusqu’à exposer dans les médias une mère donnant le sein à son fils de 4 ans, debout contre elle,  en faveur de la tétée tardive.

Il arrive que l’adulte cherche à récupérer le statut de nourrisson. Des fatwas ont circulé dans le monde arabe (Egypte et Arabie saoudite) permettant aux femmes de donner le sein à un homme pour qu’il acquière le statut de son fils. Ce qui permettrait à la femme, selon les règles islamiques, de se dévoiler devant un collègue de bureau ou même devant les amis de son mari, à condition qu’ils aient goûté au préalable au lait de la dame. J’ignore ou en est l’application de ces élucubrations.

Critère de classification, source alimentaire, lien filial, le sein est également une source de plaisir. Cette faculté lui vient pour les femmes de sa sensibilité et pour les hommes de sa forme sphérique (dans les bons cas) et de sa douceur, à moins qu’il s’agisse pour eux d’un rappel de la prime enfance. Aucune étude, à ma connaissance, n’a été faite pour savoir si les hommes qui ont été nourris au lait maternel sont plus attirés par les seins que ceux qui ont été nourri au biberon. A noter qu’avec l’exposition banalisée des seins nus en Occident, ils tendent à être moins attractifs en perdant de leur mystère et subissent de ce fait une dépréciation regrettable.

Cette dépréciation risque de s’aggraver en raison de la fréquence des contrefaçons. Les seins siliconés courent les rues et les hommes ne savent plus à quels seins se vouer en toute confiance, à moins qu’ils préfèrent ne pas connaître le secret de fabrication de l’objet de leur désir et n’apprécier que le résultat. Les Chebab somaliens, eux, ne supportent aucune falsification et font sauter les femmes voilées pour vérifier l’absence de soutien-gorge. Ce sous-vêtement peut donner une fausse idée de la forme réelle des glandes mammaires et risque de tromper le mâle en rut sur la marchandise.

Le sein féminin a toujours eu une réputation de douceur, de protection, de paix, mais depuis quelques années il est devenu protestataire et militant. Des féministes se promènent les seins nus pour être à égalité avec les hommes à qui l’on permet de se montrer torse nu (ce que certains auraient intérêt à éviter). Mais ce sont surtout les Femen qui utilisent l’arme mammaire pour leurs protestations ou leurs revendications. Le sein devient alors un objet militant sur lequel est tracé un tract politique. Ce qui ne manque pas de courage quand il s’agit de la Tunisienne Amina qui veut donner au sein de la femme arabe un rôle sociopolitique en l’exposant aux yeux de tous, et en bravant ainsi un interdit séculaire pour dénoncer le patriarcat.

Les Homen utiliseront-ils leur verge (car leurs seins ne sont aucunement provocateurs) comme arme politique pour dresser la liste de leurs revendications ? Je l’ignore, mais bien qu’extensible sa surface ne permettrait d’y inscrire qu’un slogan confidentiel.

On ne connait pas l’auteur de ce tableau fort connu. On suppose qu’il représente Gabrielle d’Estrées dont la sœur pince le mamelon, geste interprété comme une allusion à la grossesse de la maîtresse d’Henri IV.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #allaitement, #féministes, #islam, #sein

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Publié le 11 Août 2013

Aux armes citoyennes !En dehors des potins pipolesques et de la mode, les magazines féminins publient pour l’essentiel deux catégories d’articles : les uns sur le corps, les autres sur le sexe. Il y a évidemment un rapport étroit entre les deux.

On dit que les hommes ne pensent qu’à « ça », mais si les femmes n’y pensent pas, elles en parlent, le déclament, le rapportent avec la transparence d’une nuisette dont les politiques devraient s’inspirer (je parle de la transparence, pas de la nuisette, dieu merci). Les tests pour évaluer la sexualité des unes et des autres foisonnent,  les récits de nuits torrides brûlent les pages ou au contraire des déceptions les assombrissent, comme dans cette confession (Elle) où une dame raconte comment elle fut déstabilisée par les hurlements de son partenaire pendant le coït. On trouve même des articles de haute technicité : « Comment faire une fellation sans s’abimer les dents », ce qui implique sa parfaite réussite au point d’obtenir une dureté pénienne traumatisante, à moins de considérer que le sperme a une toxicité pour l’émail dentaire (je n’ai pas lu l’article car j’ai trouvé son titre dans un blog de Slate.fr, je ne peux donc pas affirmer sa véracité, mais j’ai pu lire sur les couvertures des magazines étalés dans les kiosques des titres du même acabit).

Le corps est omniprésent dans les magazines destinés au beau sexe. Le souci pondéral est constant. Comment en perdre, bien sûr, et de préférence en mangeant ce que l’on veut. A voir les photos des mannequins, on aimerait proposer à celles-ci comment en prendre. Toutes les parties du corps y passent, mais les fesses et les seins sont l’objet de tous les soins, ce sont aussi des sphères d’attraction de la gent masculine.

Pour ce qui concerne les seins, je voudrais ici apporter ma contribution en m’inspirant d’une étude parue en 2012 (dans la revue GMS Interdisciplinary Plastic and Reconstructive Surgery) où l’on a constaté chez 35 soldats allemands le développement de leur sein gauche. Cette gynécomastie serait provoquée par l'impact des fusils sur la gauche des poitrines des fantassins, notamment chez ceux qui défilent lors des visites officielles, car à chaque parade ils exécutent le même mouvement répétitif, et font claquer leur arme sur leur sein. Accident du travail qui illustre les dangers de la vie militaire.

On pourrait donc suggérer aux dames dont la poitrine est plate comme celle des garçons, et qui n’ont pas les moyens de se payer des prothèses mammaires même fuyantes, d’utiliser cette méthode, mais à condition de changer leur fusil d’épaule si elles veulent obtenir une symétrie satisfaisante pour elles et leur partenaire. Certes il s’agit d’une méthode traumatisante, mais il faut souffrir pour être belle. Ne souffrent-elles déjà pas en lisant les magazines qui leur sont consacrés ?

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #corps, #fusil, #gynécomastie, #magazines féminins, #sein, #sexe

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