De retour à Paris je retrouve le soleil en abandonnant Noirmoutier, le ciel gris et la mer verte, les pulsations de l’océan glissant et retirant à heures fixes son bras qui pénètre dans la ville.
Les meurtres au couteau se multiplient, et à chacun d’eux on se demande s’il s’agit d’un acte terroriste ou d’un fait divers. Nous sommes victimes de la confusion papale (cf l’article précédent), mais comme aurait dit l’autre lors du massacre des cathares à Béziers : « Dieu reconnaitra les siens ».
Après l’Euro de football, voilà les jeux olympiques de Rio où la flamme est arrivée à bon port sans exploser. Une victoire. Le monde aime jouer, même dans la merde. On aimait jouer à Berlin trois ans avant la Deuxième guerre mondiale.
Hollande s’est rendu au Brésil, préférant sans doute le banditisme au terrorisme. Un long vol pour y défendre la candidature de Paris pour de futurs jeux. Je lui souhaite d’échouer. Jusqu’à présent, il a toujours échoué, il faut espérer en sa constance, mais il est capable de réussir là où il ne faut pas, c’est une des caractéristiques des perdants.
A Lille, on brade la braderie de septembre par crainte des arabes fanatiques. On ne choisit pas toujours son désordre. A Marseille, des femmes arabes veulent se baigner tout habillées par crainte du regard des hommes. Les laides, qui apprécient déjà le voile, sont contentes. Certains hommes auraient intérêt, comme elles, à porter le « burkini » sur la plage pour épargner le regard des femmes.
La maison d’édition Piranha renonce à faire paraître en France « Fascisme islamique » du Germano-Egyptien Hamed Abdel-Samad (menacé évidemment de mort pour « hérésie ») pour des raisons sécuritaires. Ce qui laisse penser que les islamistes seraient vexés d’être comparés à des fascistes, et ils auraient raison, puisqu’ils sont pires, mais sans avoir heureusement les moyens du nazisme. La seconde raison invoquée par la maison d’édition française est qu’elle ne souhaite pas « apporter de l’eau au moulin » de l’extrême droite. Curieux argument, car il fait un amalgame grandiose entre islamistes, musulmans et immigration, et suggère, de surcroît, que l’extrême droite serait la seule à s’opposer aux islamistes en se référant à ce livre, ce qui apporte incontestablement de l’eau à leur moulin en invoquant cet argument pour ne pas le faire paraître.