On peut évidemment se poser des questions sur l’efficacité réelle des bombardements sur les zones occupées par l’Etat islamique que l’arrosage de bombes semble faire pousser.
La France, après l’Irak, participe maintenant à l’arrosage en Syrie. Espérons que les multiples arroseurs qui participent à l’arrosage ne vont pas maladroitement s’arroser eux-mêmes.
Dans un entretien que Le Drian a accordé au Monde, celui-ci précise que la France attaquera des « centres de formation de combattants étrangers » en Syrie. Préciser les cibles qui seront visées est une démarche qui sera sûrement appréciée par l’ennemi. On a là un petit arrière-goût de la défunte et soi-disant « guerre en dentelles » où l’on invitait l’adversaire à tirer le premier.
L’aviation française a fait une première virée pour repérer ces cibles, il y a fort à parier que les centres de formation seront déplacées ailleurs étant donnée la mobilité des islamistes, mais en laissant les éventuels civils présents sur les lieux pour montrer à quel point les occidentaux sont des sauvages.
La dernière question posée par le Monde au ministre de la Défense a été : « Quelle implication juridique aurait une frappe sur un ressortissant français ? »
Voilà un problème, ô combien délicat, posé par les enculeurs de mouches qui foisonnent dans nos démocraties : un ressortissant français combattant dans les rangs des ennemis de sa patrie pourrait, dans leur logique, faire un procès à l’Etat français s’il était blessé au cours d’un bombardement effectué par ses concitoyens qu’il a trahis. Quant à sa famille, elle pourrait sans doute lui réclamer des indemnités si son rejeton meurt en martyr en combattant son pays ou en y préparant des attentats.
Vous avez dit absurde ?