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Une étude parue dans la revue PLoS ONE avait pour objectif la comparaison des odeurs exhalées par des cadavres en décomposition de nombreuses espèces (porc, taupe, lapin, tortue, grenouille, divers poissons, oiseaux… et être humain).
Les morceaux de chair avaient été enfermés dans des bocaux pendant plusieurs mois, bocaux nauséabonds que l’on ouvrait périodiquement pour l’analyse des gaz libérés.
Les chercheurs sont parvenus à identifier plusieurs composés chimiques volatils propres à la chair humaine en décomposition, identification dont le but (car on pouvait à juste titre se poser la question) est de pouvoir repérer des cadavres humains lors des catastrophes naturelles afin de les exhumer et leur offrir une sépulture décente.
452 composés organiques émis lors de la décomposition ont été comparés. Chaque espèce a son panel spécifique. Cinq composés sont spécifiques de la chair humaine, mais l’odeur la plus proche de l’homme mort est l’odeur du porc mort : huit composés ont été exclusivement trouvés pour la chair de l’homme et celle du porc.
Il faut croire que nous avons quelques similitudes avec le cochon : pourcentage similaire de graisse corporelle et de poils, bactéries semblables dans les intestins, anatomie proche et les valves cardiaques porcines (un peu modifiées tout de même) peuvent être greffées chez l’homme.
Cette étude montre que si le porc est semblable à nous dans la vie même lorsqu’il sommeille, il l’est également dans la mort en pourrissant comme nous.
En regardant un cochon, on peut d’ailleurs constater qu’il est aussi nu que nous.
Je me suis toujours demandé pourquoi les textes fondateurs du judaïsme et de l’islam interdisaient de manger du porc.
Ne serait-ce pas pour éviter le cannibalisme ?