A défaut de pouvoir porter plainte contre le virus au doux nom de SARS-CoV-2, manifestement insaisissable, refusant de rester à résidence, persistant malgré les injonctions à batifoler dans la nature en continuant à commettre ses forfaits, la Justice va se tourner vers les responsables chargés de le combattre, et qui aux yeux des plaignants (dont des médecins) ont volontairement évités de le faire en suivant leur esprit pervers, avec la volonté indéniable de limiter la liberté de chacun, et celle de ruiner le pays, de priver la jeunesse de ses études de futur chômeur et des fêtes indispensables à sa survie, voire à augmenter le nombre de morts. Saluons donc l’indépendance de la Justice et sa délicatesse à se livrer dès l’aube et en famille aux perquisitions aux domiciles de plusieurs ministres et anciens ministres dont on attend un effet décisif sur la propagation de la pandémie, supérieur à celui attendu du couvre-feu annoncé la veille par Emmanuel Macron pour vingt millions de Français et le jour où l'un des perquisitionnés doit en préciser les détails à la population. Il y a des urgences qui se perdent. Illustration : H. Daumier