Il faut constater que les Etats où le droit prime sont bien embarrassés avec les islamistes restés vivants après le ou les attentats qu’ils ont perpétrés.
Ne parlons pas de ceux qui reviennent sains et saufs du Moyen Orient malgré tous les efforts déployés pour les éliminer sur place. On ne peut guère empêcher leur retour à la terre nourricière souvent accompagnés de leur charmante famille et dont ils ne seront probablement séparés que pendant une période de détention qui reste à déterminer mais qui ne sera sans doute pas trop prolongée, faute de place. D’autant plus que chacun de ces expatriés affirmera qu’il ou elle s’était éloigné(e) de la mère patrie que pour rejoindre un des siens par amour, et que de toute façon, il ou elle n’avait jamais pris les armes et décapité qui que ce soit pendant sa villégiature orientale, se contentant d’observer les évènements en touriste sous le regard bienveillant des chefs de l’Etat islamique dont on connaît l’hospitalité.
Je veux parler des individus comme Salah Abdeslam seul survivant du commando qui a commis le massacre du 13 novembre et qui nous est resté sur les bras. Ses conditions de détention en région parisienne étant plutôt sévères, on a même craint un moment pour sa vie. Il aurait été dommage de le perdre, d’autant plus que les Belges le réclament pour un procès, trois de leurs policiers ayant été blessés lors d’une fusillade à laquelle avait participé le Français (sic) d’origine marocaine avant son arrestation. Les Français et les Belges sont embarrassés car le détenu exige d’assister à son procès. Faut-il le transférer provisoirement en Belgique ? Ou faire des allers-retours en hélicoptère ?
Nous sommes obligés d'assurer sa sécurité et de respecter ses droits, puisqu’il a eu l’idée trop humaine et néanmoins aussi onéreuse que malencontreuse de ne pas vouloir mourir en martyr.