« Les Professeurs Bernard Debré et Philippe Even ont été condamnés hier par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins à un an d’interdiction d’exercer dont six mois avec sursis pour leur manque de confraternité à l’encontre des médecins allergologues. »
Je n’ai aucune sympathie ni pour l’un ni pour l’autre, mais je dois avouer qu’interdire à deux médecins d’exercer alors qu’ils n’exercent plus depuis longtemps me parait du plus haut comique.
Quant à sanctionner des individus pour avoir dit ce qu’ils pensent – entre autres - des allergologues (à tort ou à raison), sanction en réponse à près de 300 plaintes de ces derniers, c’est faire d’une opinion un délit, la combattre en avançant des arguments contraires aurait été plus judicieux.
Certes, le code de déontologie des médecins interdit de dire du mal de leurs confrères, mais là il ne s’agit pas d’une médisance sur tel ou tel confrère, mais de la mise en cause (justifiée ou non) de l’intérêt d’une spécialité. Il semble cependant que les termes utilisés par les susnommés pour qualifier les allergologues manquaient nettement de courtoisie.
Quoi qu’il en soit, il devient de plus en plus difficile en France d’avoir une opinion qui sorte des sentiers battus, ne serait-ce que pour ouvrir un débat, sans se heurter à des bunkers corporatistes ou communautaires et sans être accusé de diffamation.