Un attentat au couteau a été commis aujourd’hui dans le lycée Gambetta d’Arras par Mohammed Mogouchkov, issu d’une famille ingouche et ancien élève du lycée. Arrivé en France à l’âge de 5 ans, il était inscrit cette année en langues étrangères appliquées. Exemple d’un échec de l’intégration lorsque que l’on migre avec un bagage islamique transporté ou transmis. Il était déjà sous surveillance de la DGSI et avait été contrôlé hier, ce qui prouve l’efficacité de ces contrôles. Comme il fallait s’y attendre, un membre du gouvernement réagissant à cet attentat, qui a fait trois victimes, dont le professeur Dominique Bernard qui fut mortellement touché, prononça l’inévitable « inacceptable ». Un mot d’une particulière vacuité puisque l’acte a déjà été commis, mais qui sous-entend – stupidement - qu’il existe des attentats acceptables. Une journaliste s’est également posée une question d’une profondeur abyssale : « reste à déterminer la motivation de l’agresseur ». On voit que le journalisme de ce niveau consiste à sortir du tiroir mental des phrases toutes faites. Si le mot inacceptable me donne le prurit, le mot « déséquilibré » qui est également apparu dans les commentaires a redoublé mon irritation. D’abord l’équilibre est une notion difficile à définir. Pour la majorité des gens l’équilibre consiste à savoir où est le Bien et où est le Mal, ce qui ouvre la discussion de la définition du Bien et du Mal, qui dépend évidemment de chaque individu et de l ‘éducation qu’il a subie ou dont il a bénéficié. Subir ou bénéficier, le Mal et le Bien jugés subjectivement. Les fanatiques, notamment religieux, peuvent très bien considérer que le Mal est le Bien et vice-versa. La morale du fanatique est celle qui le conduit à son but. Est-il « équilibré » de tuer des enfants et même des bébés à la kalachnikov ? Selon les critères des personnes dites équilibrées, tous les fanatiques sont déséquilibrés. Il y en a même quelques-uns qui évitent procès et condamnation après examens psychiatriques (dont on connaît la fiabilité) comme cet Africain jugé non responsable de ses actes (le prise de cannabis étant une circonstance atténuante) bien qu’ayant jeté dans le vide sa voisine juive après l’avoir rouée de coups.