Il y a de nombreuses années, lors d’un des nombreux conflits israélo-arabes, j’avais entendu sur les ondes, rapporté par un journaliste, qu’un Palestinien avait dit à un Israélien : « nous vaincrons car vous aimez la vie, alors que nous aimons la mort ». Les Juifs, qu’ils soient pratiquants ou non, comme d’autres, ont un grand respect de la vie. Jusqu’à présent, leur souci de préserver des otages, de tout faire pour les sauver fut constant. Cette fois, la sauvagerie voulue par le Hamas fut telle qu’il est possible que la préservation de la vie des otages ne soit plus une priorité absolue si elle entrave les opérations militaires. Quant au Hamas, il a volontairement provoqué par ses actions le déclenchement d’une guerre sans merci, et exposé à la mort la population palestinienne dont il a pris la charge. Il s’oppose même à son évacuation pour produire davantage de martyrs qu’il exhibera au monde afin de soulever la colère des foules arabes et justifier a posteriori sa barbarie qui a déclenché cette guerre. Les Islamistes aiment la mort et s’en servent. Les Chrétiens, sans l'aimer, ont incontestablement un goût pour la mort, leur symbole est tout de même un instrument de torture romain, et ils exposent précieusement des reliques qui sont le plus souvent des bouts de cadavres. Si la raison d’exister des religions est de gérer la mort et sa consolation en offrant un devenir à notre disparition, l’islam déroule un catalogue d’offres alléchantes invitant quasiment à mourir, et c'est souvent en tuant que ses fidèles en acquièrent l'usufruit. Les offres du christianisme sont plus aléatoires. En cette matière, je connais mal les offres du judaïsme qui se borneraient, je crois, à une résurrection et une vie éternelle dont on peut se demander s'il s'agit d'une récompense, ce qui prouve de sa part une communication qui laisse à désirer, mais il est vrai que cette religion n’est guère prosélyte puisque s’il est facile d’en sortir, il est difficile d’y entrer. Illustration : L'Enfer (Dante) Bartolomeo di Fruosino