Les palestiniens du Hamas se sont livrés à la fin de la semaine dernière à des actes de barbarie extrêmes en Israël, voulus, organisés, filmés, diffusés. Des actes dont ils sont fiers et qu’ils ont voulu partager avec le monde entier, et notamment avec le monde musulman où ils vont passer – semble-t-il - pour des héros. La barbarie est donc apparemment une valeur du monde arabo-musulman, et les Etats musulmans qui avaient signé des accords de normalisation avec Israël ou qui comptaient le faire, au lieu d’être horrifiés par les crimes contre l’humanité perpétrés par leurs coreligionnaires et le dire, regrettent de l’avoir fait ou hésitent à continuer dans cette voie en constatant que la « rue » de leur pays soutient les palestiniens du Hamas, malgré ou à cause de leurs actes de barbarie, et parait plutôt fière que des arabes régulièrement vaincus par l’Etat hébreux aient pu surprendre la vigilance des forces de sécurité israéliennes qui, jusqu’à présent, avaient la réputation d’invincibilité. Existe-t-il un fossé entre le monde judéo-chrétien et le monde islamique ? Le monde judéo-chrétien n’est pas exempt de barbarie extrême, et même à grande échelle, mais il n’en est pas fier et cherche habituellement à la cacher ou à la minimiser aux yeux du monde, ce n’est jamais un motif de fierté comme il peut l’être dans le monde islamique tel que nous le constatons aujourd’hui.