Le grand homme fait en ce moment un retour remarqué sur la scène politique. Il a même une clause à lui : « la clause Molière » que plusieurs régions de France semblent vouloir adopter et qui imposerait de parler français sur les chantiers dont ces régions sont les maîtres d'oeuvre. Mesure destinée à faire obstacle aux travailleurs détachés d’autres pays de l’Union Européenne et dont l’emploi s’avère plus économique pour les entreprises.
C’est tout de même assez rare pour ne pas le saluer : la CGT et le MEDEF sont du même avis en étant opposés à cette « clause Molière ». La CGT et le MEDF, même combat, mais bien sûr, pour des raisons différentes.
Le MEDEF voit évidemment l’intérêt des entreprises d’une certaine envergure leur permettant d’employer des ouvriers à bas coût en profitant du « dumping social » en l’absence d’harmonisation du statut social entre les différents pays de l’UE.
La CGT par la voix de Martinez parle, lui, de discrimination des étrangers et condamne cette clause car elle irait dans le sens du FN. On voit, par là, que la CGT, syndicat français, renonce à la défense des artisans et des ouvriers qu’elle devrait, en principe, défendre sur le marché du travail, et en cherchant sa clientèle ailleurs, elle ne devrait pas s’étonner que ceux qu’elle ne défend plus se tournent vers les extrêmes. La CGT favorise ainsi le FN.
En ce moment le ravalement de l’immeuble où j’habite est en cours et je remarque que TOUS les ouvriers du chantier parlent arabe entre eux.
Actuellement un comédien très en vue joue du Molière. Remarquable, il est capable d’interpréter à la fois Tartuffe et Harpagon. Une prouesse qui lui permet de concourir pour les plus hautes distinctions.
On voit que l'on peut mettre Molière à toutes les sauces.