Marie Ekeland l’éphémère (elle a démissionné) présidente du « Conseil national du numérique » avait proposé une liste d'experts pour le composer. Dans cette liste, une « experte » a finalement été remerciée par le gouvernement, ce qui provoque une polémique, ce conseil étant en principe indépendant. Il s’agit de Rokhaya Diallo, militante "féministe décoloniale", qui dénonce un "racisme d'Etat" et défend des réunions non-mixtes réservées aux personnes noires.
Personnalité que l’on peut qualifier de raciste se proclamant antiraciste, mais à géométrie variable, féministe (je ne sais pas si c’est à la mode islamique) et décoloniale, terme qui fleure bon le passé.
Il faut comprendre la souffrance de Mme Diallo : c’est un handicap de se sentir toujours colonisée sans avoir jamais connu la colonisation, un état chronique à transmission génétique dominante, plus d’un demi-siècle après la décolonisation et l’indépendance des pays africains. Comme certains patients ressentent des douleurs d’un membre fantôme après amputation, cette « décoloniale » souffre toujours de la colonisation qui n’existe plus, ce qui rend la décolonisation thérapeutique problématique. On peut expliquer le ressenti des « décoloniales » par un effet nocebo qui conduit à recréer psychologiquement une colonisation fantôme à l’intérieur de l’hexagone, au besoin en se qualifiant soi-même d’indigène, la dénomination cherchant à créer la chose, mais il manquera toujours les éléphants.
Cette nostalgie de la colonisation semble également être ressentie par les milliers de migrants africains qui regardent avec envie les « décoloniales » malgré leur souffrance, et risquent leur vie pour rejoindre leurs anciens colonisateurs à la recherche d’un racisme d’état qui n’existe plus dans leur pays d’origine…entre autres.