Gulliver s’est retrouvé immobilisé au sol par de multiples liens noués par les minuscules Lilliputiens. L’Europe, c’est un peu Gulliver qui, malgré sa taille et sa puissance potentielle, est dans l’incapacité d’agir et de se défendre, empêtrée dans les liens qu’elle s’est elle-même attachée pour ne pas se livrer à nouveau à la barbarie répandue par l’Allemagne nazifiée. Ces liens juridiques posés à de multiples niveaux, dont on ne peut contester la solidité morale, risquent de maintenir l’Europe à terre et la France avec elle. Après l’assassinat et la décapitation du professeur Samuel Paty parce qu’il essayait d’ouvrir ses élèves à la liberté de penser, après l’attaque de deux journalistes au hachoir, chacun de ces actes sanguinaires ayant été commis par un immigré qui n’aurait pas dû être accepté sur le territoire français et qui l’a été en raison de la naïveté et de l’incompétence de l’administration ou de la justice, on assiste à une gesticulation dont on se demande ce qui va en sortir et avec la crainte qu’il n’en sorte pas grand-chose. Car nous avons déjà eu les massacres de 2015, cela ne suffisait-il pas pour prendre des mesures plus énergiques que celles qui ont été prises ? Les expulsables n’ont pas été expulsés, les ennemis de la France ont toujours conservé leur nationalité française, les salafistes ont continué à prêcher la haine, les associations dont les sympathies avec l’islamisme ne font aucun doute se sont développées. Le CCIF à cheval sur le concept de l’islamophobie inventé par les Iraniens, confondant les croyances et les croyants, et stupidement entériné par le droit européen, a continué à « mener un djihad judiciaire » comme le dit cette femme remarquable et courageuse qu’est Zineb El Rhazoui. Bien sûr Darmanin parle de les dissoudre, nous verrons, car ces associations se réfugient déjà derrière la légalité et il ne manque pas d'idiots utiles de l’islamisme pour les appuyer. Je crains que Gulliver ne se libèrera pas de sitôt de ses liens.