En France, le salon de l'agriculture est le salon où se rencontrent chaque année les hommes et les femmes politiques. C'est un passage obligé et parfois pour certains une épreuve. On se demande pourquoi.
Le poids électoral des paysans est plutôt faible et le rapport des politiques avec le monde agricole se borne pour la plupart à ces quelques heures de visite où ils paraissent manifestement déplacés parmi les animaux de la ferme et un peu inquiets des éventuelles saillies rudes de leurs gardiens. Sans doute que cette visite annuelle est censée montrer aux Français leur attachement au terroir, à la terre de France.
Le sourire de Hollande est un peu crispé. On peut le comprendre. La vache est aussi indifférente à la caresse du Président résiduel de la République que le fut le bon peuple de France. Notons que s'il avait perdu du poids pour conquérir la présidence, il en a nettement repris depuis son renoncement. Un épanouissement.
Valls n'hésitait pas à prendre le taureau par les cornes. Une attitude qui n'est pas sans risque.
Hamon est songeur. Le socialisme en morceaux n'est pas commode à porter sur ses frêles épaules. Il pense peut-être qu'il a raté sa vocation.
Mélenchon est perplexe devant ce troupeau. Peut-être songe-t-il qu'un troupeau est plus facile à mener que les masses populaires.
Macron, en gouttant ce vin, se demande peut-être si l'ivresse ne lui est pas montée à la tête.
Juppé parait bien embarrassé. On a lui a refilé un truc dont il aimerait bien se débarrasser.
Ce taureau rend Fillon songeur. Fonçant droit dans le mur dans cette corrida présidentielle, il ressent des affinités avec l'animal.
Lemaire est le premier à avoir quitté Fillon à bride abattue. Bien d'autres l'ont suivi, mais en trottinant.
Marine Le Pen semble vouloir imiter la vache. Elle y parvient très bien.