Il est curieux de constater que ceux qui se prétendent progressistes : les gauchistes, les wokistes, les néoféministes, les écologistes - et que ceux que j’oublie veuillent bien m’excuser - progressent à grands coups de pédales davantage vers l’arrière que vers l’avant, davantage vers l’obscurantisme que vers les lumières.
Une grande partie de ce petit monde, fort grouillant, ne manque pas une occasion d’exprimer ses sympathies et son soutien pour les musulmans et même pour les plus radicaux d’entre eux, affidés d’une religion momifiée depuis le début du Moyen Âge. Un petit monde qui n’éprouve aucune contradiction à soutenir une religion qui privilégie un seul sexe, l’autre lui étant complémentaire pour le faire croître, et en même temps de promouvoir la multiplicité des genres et des façons de copuler.
Un petit monde qui proteste contre l'interdiction limitée du voile en France mais qui se tait pour l'assassinat de celles qui l'ont mis de travers en Iran. Un féminisme chatouilleux sous nos climats mais silencieux devant l'effacement total des femmes en Afghanistan.
Un petit monde qui crie au racisme à la moindre critique mais qui en se "racisant" favorise le racialisme qui en est le marchepied.
Un petit monde qui crie à l’agression sexuelle pour une balourdise mais qui occulte les viols commis par des musulmans quand les victimes sont des juives ou quand les violeurs sont des noirs.
Un petit monde qui traite les autres de fascistes à la moindre occasion mais qui en a adopté les comportements sans la moindre gêne : totalitarisme, intolérance, interventions violentes, purges, et antisémitisme dans un souci de perfection.
Le rétro-progressisme est en marche pour des lendemains qui déchantent.